Auteur : olivier VIENNE

 

Communiqué de presse…

Direction d’école : il est temps d’agir, Monsieur le Ministre…

 

            L’actualité a rappelé la situation particulièrement complexe de la direction d’école. En effet, le suicide d’une directrice d’école a de nouveau mis au grand jour les difficultés de la fonction.

            Après le temps du recueillement et de l’accompagnement des équipes fortement touchées, il est temps désormais de ré-ouvrir le dossier de la direction d’école.

            Depuis de nombreuses années, la CFTC-EPR est porteuse du projet de la création d’un statut du directeur d’école. La CFTC-EPR a fait émerger un constat partagé par de nombreux rapports ou missions parlementaires :

  • Les directeurs d’écoles sont submergés par de nombreuses tâches chronophages :
    • Pilotage pédagogique
    • Suivi des élèves
    • Relations avec les parents
    • Relations avec les partenaires
    • Gestion de la sécurité
    • Vie quotidienne de l’école
  • Le directeur est reconnu par l’ensemble des utilisateurs de l’école comme le responsable mais n’est pas reconnu par le système.
  • Depuis deux ans, on assiste même à la suppression définitive des aides administratives à la direction.

 

            Il est désormais temps d’agir ! La CFTC-EPR demande à Monsieur le Ministre de l’Education Nationale d’entendre enfin les demandes du terrain. La direction d’école doit être reconnue comme un métier. Les directeurs d’école veulent un statut définissant leur rôle, leurs responsabilités et les moyens mis à leur disposition. Ce statut doit s’intégrer dans un statut de l’école. L’école doit devenir un établissement public avec un responsable et des moyens de fonctionnement. C’est en ce sens que la CFTC-EPR adresse, ce jour, à Monsieur le Ministre, la lettre ouverte, ci-jointe.

            Le temps n’est plus à la consultation ! Le temps n’est plus à la création de comité de suivi !

Pour la CFTC-EPR, le temps est à l’action et à la prise de décision !

La CFTC-EPR demande donc à Monsieur le Ministre de l’Éducation Nationale de prendre ses responsabilités et d’agir pour la direction d’école.

La CFTC-EPR

lettre ouverte à m ministre éducation

Bulletin d’adhésion

Pour adhérer à la CFTC-EPR, nous vous invitons à imprimer le bulletin d’adhésion ci-dessous et de le transmettre à l’adresse indiquée sur le bulletin, accompagné de votre règlement.

bulletin d’adhésion EPR 2019

Evaluations CP et CE1…

 

Nous retrouvons cette année  pour la seconde fois les évaluations nationales pour chaque élève de CP et de CE1.

Rappelons les objectifs de ces évaluations :

– donner des repères aux enseignants pour aider les élèves à progresser

– permettre d’avoir localement des éléments pour aider les inspecteurs dans le pilotage de proximité

– ajuster les plans nationaux et académiques de formation et proposer des ressources pertinentes

Pour la CFTC-EPR, les objectifs paraissent clairs et sont pertinents, en théorie.

Sur le terrain, il en est autrement ! Ces évaluations ne satisfont pas les collègues. Et pour cause, force est de constater que rien n’est fait pour permettre d’analyser sereinement ces évaluations.

En premier lieu, la CFTC-EPR aurait espéré un bilan de la mise en place de ce dispositif afin d’améliorer cette passation.

La CFTC-EPR constate une fois de plus que le premier degré reste le parent pauvre de l’Education !

Et une fois de plus, le directeur d’école est le volontaire désigné, rouage indispensable, mais non reconnu de son administration, pour orchestrer la mise en place de ce remue-ménage dans son établissement !

Cela commence par le fait que certains directeurs se voient obligés de se rendre dans leurs inspections de circonscriptions voire dans leurs directions académiques pour prendre possession des livrets d’évaluations ! Le déplacement se faisant bien entendu sans ordre de mission et par voie de conséquence sans aucune indemnisation !

S’ensuit alors un moment que chaque directeur apprécie également lorsqu’il doit récupérer les identifiants concernant son établissement, paramétrer ensuite les classes qui permettront aux collègues d’enregistrer leurs résultats…

Viennent ensuite pour les collègues, les moments de corrections, de codage, mais aussi de transcription sur les plateformes sur internet ! Ces heures ne sont déduites de nulle part, mais bien effectives !

Des heures de passation … des heures de correction … des heures d’encodage qui permettent là aussi aux collègues de connaître des moments d’agacement lorsqu’il n’est tout simplement pas possible de se connecter ou d’atteindre le précieux sésame des 100 % corrigés (bien sûr avec une ligne internet chez soi, car peu d’écoles disposent encore à ce jour d’une ligne internet fiable) !

Il fut un temps où les corrections de ces mêmes évaluations nationales étaient rémunérées mais les temps ne sont plus ce qu’ils étaient … et cela se fait désormais sur un petit  « crédit » d’heures APC !

Il serait tout aussi intéressant d’évaluer le coût de l’impression des différents fascicules, du logiciel permettant la mise en place de ce dispositif…

Le Ministère évoque le fait que ces évaluations puissent affiner les informations fournies par la synthèse des compétences de chaque élève en Grande Section de maternelle.

Sur le terrain, la vision en est tout autre ! Aussi, ces évaluations sommatives ne correspondent pas aux attentes des enseignants !

La CFTC-EPR s’interroge ainsi : A quoi servent alors les conseils de cycles ? Etait-il judicieux de placer la Grande Section dans le cycle 1 et le Cours préparatoire dans le cycle 2 ? La liaison était certainement plus simple et plus logique en gardant l’ancienne organisation des cycles !

De plus, à quoi sert en maternelle le « Cahier de réussites, » tant vanté par l’ensemble du corps inspectoral et par les Conseillers pédagogiques,  allant pour certains, jusqu’à harceler des collègues qui refusaient d’effectuer la mise en place de cet « outil indispensable au bien des élèves » …

Les outils existent donc Monsieur le Ministre pour établir au mieux une synthèse des compétences de chaque élève. Nul besoin d’ajouter cette charge fastidieuse !

La CFTC-EPR vous demande de laisser faire les collègues, de leur faire confiance !

Oui, Monsieur le Ministre, ils seront tout à fait capables d’adapter leur pédagogie en fonction des besoins. Si ces derniers jugent qu’une évaluation diagnostique est nécessaire, ils la feront.


La CFTC-EPR demande à ce que les enseignants puissent cesser de travailler avec le sentiment de nourrir des statistiques que quelques chargés de missions au Ministère étudieront pour arriver à la conclusion que les enseignants font… mal leur travail !

Nous travaillons avec de l’humain pas avec des chiffres !

La CFTC-EPR revendique, une fois de plus, que l’on rétablissement la confiance dont les agents ont besoin pour mener à bien leurs missions.

Notre pouvoir d’achat…

        Notre pouvoir d’achat : ASSEZ DE CONTRITION !!!

 Depuis 2010, le point d’indice est gelé dans la fonction publique. Aucune augmentation de notre salaire depuis bientôt 10 ans à part une quarantaine d’euros gagnée en deux fois fin 2016 et début 2017.

Alors qu’un professeur gagnait environ deux fois le SMIC dans les années 1980 au début de sa carrière, il n’en gagne plus qu’1,2 fois après 5 années d’étude.

                                       STOP A CE MEPRIS !!!

La CFTC-EPR demande une revalorisation générale du point d’indice car :

  • La somme de travail augmente chaque année pour former les professeurs qui sont dans l’ère des compétences, du numérique et de l’administratif organisés à marche forcée !
  • La paie des professeurs du 1er et du 2nd degré n’est toujours pas égalisée alors que le niveau d’études requis est le même.
  • Nous risquons la double peine avec le changement du calcul de la pension de retraite qui ne serait plus sur les 6 derniers mois mais sur un nombre de points cotisés.
  • Avec la nouvelle grille indiciaire, le grand choix et la possibilité de booster une carrière suivant le mérite du professeur n’existe plus. Tous les professeurs n’ont plus que quelques rendez-vous de carrière pour changer d’échelon ou de grade. Le même plan de carrière s’impose à TOUS, méritants ou pas.

 

POUR UNE FONCTION PUBLIQUE ET UNE EDUCATION NATIONALE MODERNE IL FAUT DES FONCTIONNAIRES MIEUX PAYES ET MIEUX CONSIDERES.