Catégorie : 1er degré

 

Consultation du ministère…

Dans le cadre de la concertation avec les organisations syndicales depuis le début de cette année, le ministère de l’Education Nationale poursuit plusieurs objectifs : la revalorisation salariale,  l’amélioration de la gestion des ressources humaines… 

Sont abordés, ainsi, la gestion des parcours des professeurs, leurs missions, leur formation continue, leur bien-être au travail et l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes.

Comme annoncé par le Ministre, une consultation en ligne est lancée au personnel de l’Education Nationale, en ce sens, du 3 au 17 mars, à l’adresse suivante :

https://consultation-professeurs.fr/cgi-bin/cawi/Q/p2002opi004/p2002opi004.pl

Une synthèse sera transmise ensuite, qui sera utilisée selon le Ministre pour faire évoluer le métier des enseignants.

La CFTC-EPR approuve le fait qu’il est urgent d’améliorer les conditions de travail des personnels de l’Education Nationale.

Cependant, la CFTC-EPR s’interroge sur ce type de questionnement fermé et orienté.

Que dire d’un questionnaire ouvert à tous, où tout à chacun peut participer autant de fois qu’il le souhaite ? Ce questionnaire, qui s’appuiera sur des données tronquées, pourra-t-il donner un résultat honnête et fiable ?

A-t-on besoin d’une énième consultation pour confirmer que les conditions de travail des enseignants sont désastreuses ?

Les causes du mal être des enseignants peuvent être nombreuses : bâti scolaire vétuste, conditions d’hygiène et sécurité difficiles, matériel désuet voire inexistant, pression quotidienne de la hiérarchie et des parents, manque de moyens humains, disparité importante des moyens d’une région à une autre, incivilités grandissantes, écoles non sécurisées, effectif important dans certaines classes…

Interroger les collègues sur leurs principales sources de déception ! La CFTC-EPR rappelle ici que la liste est longue et qu’aucun décideur ne prend en compte ce qui est dit, à travers les motions syndicales, les courriers destinés au ministre, les manifestations, les grèves ! Le personnel de l’Education Nationale est en souffrance ! Les conditions de travail sont catastrophiques ! Dans le premier degré, les écoles évoluent en fonction des bonnes volontés des municipalités ! Régulièrement, des agents se font agresser ! Le manque de soutien de la hiérarchie est criant d’impuissance ! Le pouvoir d’achat continue son déclin ! Les enfants rois, érigés en tant que tels par leurs parents et la société, ne font plus d’efforts pour apprendre. Nombreux viennent à l’école par obligation, ne savent pas pourquoi ils y sont, et l’enseignant doit les intéresser, par diverses activités. L’école sanctuarisée est terminée, et il revient à l’enseignant de s’adapter continuellement ! Cependant, toute adaptation a ses limites ! Sans aide de la société, l’Education Nationale se meurt et ne fait plus recette ! Il suffit de voir les nombreuses places non pourvues aux différents concours de l’Education Nationale.

L’Education Nationale, ne peut plus, à elle seule, répondre aux multiples sollicitations et manques de la société.

Et si l’on prenait en compte, pour une fois, les besoins de ce personnel ?

Les rapports qui expriment la situation catastrophique des enseignants sont nombreux :

  • Rapport parlementaire du 20 juin 2012, de la mission d’information sur le métier d’enseignant évoquant la souffrance des enseignants, début 2012,
  • Le rapport « Le métier d’enseignant au cœur d’une ambition émancipatrice » analyse les manifestations de la crise du métier et l’exacerbation des conflits de travail,
  • Une étude de 2016, faite par la Division des études du Ministère de l’Education Nationale, qui s’appuie sur l’enquête plus globale menée par la Darès, qui a la particularité de comparer les risques psychosociaux des enseignants à ceux des autres cadres du privé ou du public,
  • En mars 2017, la MGEN effectue un rapport sur la souffrance au travail des enseignants où est notifié « 90 % des salariés ont la nette impression que la souffrance au travail progresse… »

Les solutions préconisées restent toujours en attente d’être mises en place…

Mais, que souhaite le personnel de l’Education Nationale ?

La CFTC-EPR rappelle ici une synthèse des revendications exprimées : pour un meilleur salaire, une retraite honnête et juste, de meilleures conditions de travail, un statut de la direction d’école, un statut de l’école du premier degré, une formation continue qualifiante et diplômante, la possibilité de créer des passerelles tout au long de la carrière et pouvoir changer de ministère, pouvoir évoluer dans sa carrière, une vraie considération du métier, un Comité Social Economique avantageux financièrement…

Pour la CFTC-EPR, le métier d’enseignant n’est pas reconnu, ni financièrement, ni socialement. Il appartient à Monsieur le Ministre de faire changer les lignes budgétaires !

La CFTC-EPR revendique des améliorations concrètes visant à réduire le mal être du personnel de l’Education Nationale et demande à Monsieur le Ministre de tout mettre en œuvre en ce sens.

Le coronavirus est à la porte des écoles françaises ! Que faire ?

Le Coronavirus s’invite malheureusement en France, et aux portes de nos écoles et établissements.

Pour la CFTC-EPR, loin de vouloir instaurer une psychose, il est important de connaître comment réagir face à cette situation, dans le calme et le pragmatisme.

Le 1er mars 2020, Monsieur le ministre de l’Education Nationale nous informe que l’épidémie est désormais classée en stade 2 sur une échelle de 3.

Cela signifie qu’il faut non plus « freiner l’introduction du virus sur le territoire », mais « ralentir sa propagation dans l’Hexagone ». Ainsi, « aucune mesure de confinement ne s’applique désormais aux élèves et personnels de retour des zones à risques (Italie du Nord, Chine hors Hubei, Iran…). En effet, ces mesures du stade 1, destinées à éviter l’entrée du virus en France, n’ont plus d’utilité selon les autorités sanitaires dès lors que le virus circule en France.  Seuls les élèves et les personnels de retour de la province du Hubei (en principe il n’y en a plus) ou d’un des deux « clusters » du territoire français (Oise et Haute-Savoie)  font l’objet à titre conservatoire de telles mesures et jusqu’à nouvel ordre.* »

Ainsi, des mesures sont prises en ce sens : la prise en charge de toutes les personnes qui sont potentiellement malades, la délivrance par les pharmacies des masques anti-projection que sur prescription médicale.

Concernant les écoles et établissements, lieux de propagation rapide des épidémies, l’inquiétude ne cesse de croitre. Les écoles et établissements restent ouverts à ce jour mais « tous les voyages scolaires hors de France sont suspendus ou reportés.* »

Seuls dans les clusters, foyers de contamination, ciblés actuellement dans la Haute-Savoie et l’Oise, les écoles, collèges et lycée sont fermés. Il est possible aux élèves de suivre des cours par correspondance, suivant le dispositif transmis par l’établissement.

Pour faire suite à cette situation, la CFTC-EPR recommande aux collègues d’être particulièrement vigilants sur l’état de santé de leurs élèves, mais aussi sur leur état de santé.

Dans le doute, il est primordial d’informer le responsable de l’établissement pour que les mesures les plus adaptées soient prises : éviction, prise en charge médicale, fermeture de l’établissement…

De même, la CFTC-EPR demande à chaque enseignant, à chaque responsable d’un établissement, d’informer le plus rapidement sa hiérarchie en cas d’évolution de la situation en ce sens.

Chaque personnel de l’Education Nationale peut s’informer des conduites à tenir sur le site : https://www.education.gouv.fr/coronavirus-covid-19-recommandations-pour-les-etablissements-scolaires-et-les-personnels-274253

Les informations sont actualisées en fonction des remontées du terrain et de l’évolution de la situation.

La CFTC-EPR reste à l’écoute de ses adhérents pour aider au mieux à limiter les conséquences négatives du passage de ce virus.

*courrier du ministre de l’Education Nationale, en date du 1er mars 2020.

La politique d’éducation prioritaire, NON à son rétrécissement, OUI à son extension !

Les établissements d’éducation prioritaire bénéficient de davantage de moyens que les autres établissements. Même si ces moyens ne permettent pas de résoudre toutes les difficultés que peuvent avoir nos élèves, ils permettent néanmoins une meilleure prise en charge de ces derniers et un climat scolaire souvent plus apaisé.

Néanmoins, ces moyens dégagés pour l’éducation prioritaire se font à budget constant pour l’éducation nationale (Environ 6% de la richesse nationale dépensée pour l’éducation depuis plus de 30 ans). Des différences, entre ces établissements et beaucoup d’autres qui devraient intégrer l’éducation prioritaire notamment dans les territoires périphériques de le France, se font de plus en plus sentir.

Nous rappelons certains principes de l’éducation prioritaire et les moyens alloués :

  • Pas plus de 20 élèves par classe (ce qui est déjà beaucoup….)
  • Un temps de travail enseignant modulé dans le second degré (16h30 par semaine face à élèves au lieu de 18h et possibilité de dégager du temps pour le travail interdisciplinaire, les réunions d’enseignants ou des rencontres entre parents et enseignants)
  • Un vrai temps de formation et d’accompagnement pour les enseignants des écoles élémentaires et maternelles.
  • Une décharge totale dès 10 classes pour les directeurs d’école et une demi-décharge pour tous les autres.
  • Un coordonnateur par niveau qui travaille en lien avec les enseignants suivant les besoins.
  • Volume d’heures en plus par établissement pour développer les travaux interdisciplinaires ou la co-intervention, ce qui est fort utile pour répondre aux besoins de nos élèves les plus fragiles.
  • Liens collège-écoles primaires renforcés avec des enseignants du second degré qui interviennent en primaire et font le lien en début d’année de 6e (utiliser le Conseil d’Ecole Collège pour mettre en place cette liaison).
  • Primes renforcées pour les enseignants et les personnels

A l’heure où la carte de l’éducation prioritaire va être revue et certainement à la baisse, la CFTC-EPR demande le maintien de cette éducation prioritaire utile pour nos élèves. Il semble nécessaire pour la CFTC-EPR d’abroger le décret qui oblige le classement en REP d’un collège pour que les écoles primaires attenantes puissent elles aussi être classées, et permettre ainsi l’extension de ces moyens à l’ensemble des écoles et collèges qui en ont le besoin.

OUI Monsieur le Ministre, le niveau de nos élèves monte quand les effectifs par classe baissent !

Soutien de la CFTC-EPR aux syndicats dans la lutte pour l’amélioration des conditions de travail…

Des organisations syndicales appellent à faire du 6 novembre prochain une journée de mobilisation (rassemblements, conférences de presse, demandes d’audience…).

La CFTC-EPR s’associe aux différents syndicats dans la lutte pour l’amélioration des conditions de travail des directeurs d’école et des enseignants.

La CFTC-EPR tient à rappeler ci-dessous ses revendications :

La CFTC-EPR demande à Monsieur le Ministre de l’Education Nationale d’entendre enfin les demandes du terrain. La direction d’école doit être reconnue comme un métier. Les directeurs d’école veulent un statut définissant leur rôle, leurs responsabilités et les moyens mis à leur disposition. Ce statut doit s’intégrer dans un statut de l’école. L’école doit devenir un établissement public avec un responsable et des moyens de fonctionnement.

Le temps n’est plus à la consultation !

Le temps n’est plus à la création de comité de suivi !

Pour la CFTC-EPR, le temps est à l’action et à la prise de décision !

La CFTC-EPR demande donc à Monsieur le Ministre de l’Éducation Nationale de prendre ses responsabilités et d’agir pour la direction d’école.

Pour rappel, ci-dessous, le courrier ouvert à destination de M. le Ministre de l’Education Nationale :

Communiqué de presse…