Catégorie : 2nd degré

 

La politique d’éducation prioritaire, NON à son rétrécissement, OUI à son extension !

Les établissements d’éducation prioritaire bénéficient de davantage de moyens que les autres établissements. Même si ces moyens ne permettent pas de résoudre toutes les difficultés que peuvent avoir nos élèves, ils permettent néanmoins une meilleure prise en charge de ces derniers et un climat scolaire souvent plus apaisé.

Néanmoins, ces moyens dégagés pour l’éducation prioritaire se font à budget constant pour l’éducation nationale (Environ 6% de la richesse nationale dépensée pour l’éducation depuis plus de 30 ans). Des différences, entre ces établissements et beaucoup d’autres qui devraient intégrer l’éducation prioritaire notamment dans les territoires périphériques de le France, se font de plus en plus sentir.

Nous rappelons certains principes de l’éducation prioritaire et les moyens alloués :

  • Pas plus de 20 élèves par classe (ce qui est déjà beaucoup….)
  • Un temps de travail enseignant modulé dans le second degré (16h30 par semaine face à élèves au lieu de 18h et possibilité de dégager du temps pour le travail interdisciplinaire, les réunions d’enseignants ou des rencontres entre parents et enseignants)
  • Un vrai temps de formation et d’accompagnement pour les enseignants des écoles élémentaires et maternelles.
  • Une décharge totale dès 10 classes pour les directeurs d’école et une demi-décharge pour tous les autres.
  • Un coordonnateur par niveau qui travaille en lien avec les enseignants suivant les besoins.
  • Volume d’heures en plus par établissement pour développer les travaux interdisciplinaires ou la co-intervention, ce qui est fort utile pour répondre aux besoins de nos élèves les plus fragiles.
  • Liens collège-écoles primaires renforcés avec des enseignants du second degré qui interviennent en primaire et font le lien en début d’année de 6e (utiliser le Conseil d’Ecole Collège pour mettre en place cette liaison).
  • Primes renforcées pour les enseignants et les personnels

A l’heure où la carte de l’éducation prioritaire va être revue et certainement à la baisse, la CFTC-EPR demande le maintien de cette éducation prioritaire utile pour nos élèves. Il semble nécessaire pour la CFTC-EPR d’abroger le décret qui oblige le classement en REP d’un collège pour que les écoles primaires attenantes puissent elles aussi être classées, et permettre ainsi l’extension de ces moyens à l’ensemble des écoles et collèges qui en ont le besoin.

OUI Monsieur le Ministre, le niveau de nos élèves monte quand les effectifs par classe baissent !

Allocation de formation

Le décret concernant la création d’une allocation de formation aux personnels enseignants relevant de l’éducation nationale dans le cadre de formations suivies pendant les périodes de vacance des classes a été enregistré au Journal officiel sous l’intitulé Décret n° 2019-935 du 6 septembre 2019.

Les actions de formation sont limitées à 5 jours par année scolaire.


L’administration est tenue de vous informer en début d’année scolaire des périodes de vacance de classes pendant lesquelles pourraient se dérouler de telles actions.

Le taux horaire de formation est fixé à 20 € bruts dans la limite de 60 € par demi-journée et 120 € par journée.  L’allocation n’est versée que lorsque la formation a été effectivement suivie en totalité.
Ce décret est applicable aux actions de formation réalisées à partir du 1er avril 2019.

La CFTC-EPR a un avis mitigé sur cette nouvelle offre de formation.

Pour rester objectifs, voyons les possibles aspects positifs :

– Possibilité d’accroître votre pouvoir d’achat,
– Possibilité de mettre des formations pour répondre aux besoins de chaque enseignant en la matière…

Mais la CFTC-EPR reste vigilante sur les possibles dérives suivantes :

– une généralisation des formations pendant les vacances scolaires…

– Une accumulation des formations sur le temps de vacances, réduisant de ce fait drastiquement les vacances des enseignants !

– Le prétexte de la formation sur le temps scolaire en tant que cheval de Troie pour mettre en place d’autres types d’intervention sur les vacances des enseignants comme les réunions diverses et variées…

 

La CFTC-EPR suivra ce dossier avec attention, afin que les conditions de travail des enseignants ne soient pas encore mises à mal !

Retraites, ce que la CFTC-EPR demande…

MOTION RETRAITE DE LA CFTC-EPR

 

CE QUE LA CFTC-EPR ACCEPTE

> une plus grande égalité au niveau des pensions, des cotisations, du calcul des retraites.

 

CE QUE LA CFTC-EPR REFUSE

> au nom de l’égalité, que les agents de l’Education Nationale soient dépouillés de leurs droits acquis par nos aïeuls dans la douleur 
> la double peine avec le changement du calcul de la pension de retraite qui ne serait plus sur les 6 derniers mois mais sur un nombre de points cotisés.

 

CE QUE LA CFTC-EPR VEUT

> une réforme qui soit équitable positivement sans qu’elle se fasse au détriment des agents du monde de l’Education,
> une meilleure répartition des richesses produites et que ces richesses produites servent en priorité à nos séniors,
> une augmentation immédiate de tous les salaires des enseignants,  des administratifs, des psychologues, personnels d’éducation, infirmiers, médecines, personnels sociaux, personnels administratifs, personnels techniques, inspecteurs et personnels de direction.

> Une intégration des indemnités de toutes sortes dans la revalorisation salariale et des compétences.

> une réelle réforme égalitaire basée sur l’euro cotisé : elle doit concerner tous les corps de métiers (y compris les hauts fonctionnaires, députés…),
> une notification rapide du point qui puisse être révisable mais uniquement à la hausse, qui soit indexé à l’inflation et qui soit fixé conjointement avec les partenaires sociaux,
> une prise en compte forfaitaire des études dans le calcul de la retraite,
> un nouveau calcul du temps de travail des enseignants du Premier Degré sur une base de 18h00, avec paiement de toutes les heures supplémentaires,
> une garantie de départ à la retraite à 62 ans,

> une comptabilisation des trimestres travaillés sans la modulation du temps de travail (si un agent exerce à 80% ou à 50%, que ses droits à la retraite soient les mêmes que s’il exerce à 100%),

> Une véritable évaluation d’impact sur l’ensemble des personnels de toutes catégories et de tous âges lors des négociations.

Rassemblement du 3 octobre 2019 à Bobigny. La CFTC-EPR soutient le mouvement !

 
Un rassemblement se tiendra ce jeudi 3 octobre 2019 à 14h00 à Bobigny devant la DSDEN pour soutenir les représentants syndicaux lors du CHSCT (Comission Hygiène Sécurité et Conditions de Travail) et signaler la souffrance des directeurs d’école et des enseignants au quotidien.
 
La CFTC-EPR tient à informer qu’elle soutient ce mouvement désirant se retrouver à 14h00 ce jeudi 3 octobre 2019 devant la DSDEN.
 
La question de la « souffrance au travail », pour reprendre l’expression consacrée, n’a rien à voir avec la souffrance ou le mal-être personnel. Il s’agit bien de la conséquence d’une organisation du travail pathogène et des politiques éducatives ayant causée une perte de sens de notre métier.
 
D’ailleurs, le fait que notre collègue directrice se soit suicidée sur son lieu de travail, ainsi que le courrier rédigé sur un en-tête officiel et destiné au DASEN, avec les organisations syndicales en copie, l’attestent.
 
Pour la CFTC-EPR, il est important de rompre l’isolement des collègues en souffrance, de le rendre public et d’identifier les responsables de cette souffrance : nos décideurs.