Catégorie : Direction

 

Projet de loi créant la fonction de directeur d’école…

La CFTC-EPR se félicite de constater que l’on prenne enfin en compte la situation des directeurs d’école.

La proposition de loi créant la fonction de directeur d’école va en ce sens et de nombreuses propositions de la CFTC-EPR ont été retenues.

Un constat repris par ce projet fait maintenant l’unanimité : « La question de la reconnaissance des missions et responsabilités des directeurs d’école n’est pas nouvelle. Les directeurs d’école sont des enseignants qui assurent des responsabilités de direction en plus de leur charge d’enseignement dans 85 % des écoles, sans réel pouvoir de décision. » Tout est dit et rien n’a été fait depuis la mise en place du décret de 1989 notifiant les missions de la direction d’école. Pourtant, la voie a été tracée avec le Référentiel métier de 2014.

Malheureusement, aucune reconnaissance supplémentaire de ce métier ne s’est poursuivie, malgré les nombreux constats et les diverses propositions de lois…

La CFTC-EPR l’a dénoncé et il l’est rappelé dans ce projet : « La situation des directeurs d’école est étroitement liée à l’organisation même de l’école primaire française qui se caractérise par sa territorialité communale et sa variété. La France fait maintenant figure d’exception au sein de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) par l’absence d’établissements (au sens juridique) et de chefs d’établissement dans l’enseignement primaire. »

Tous, parents, enseignants, institution et autres partenaires reconnaissent que le directeur d’école est un capitaine qui pilote un navire sans moyen, sans reconnaissance et sans pouvoir de décision. Ainsi, au quotidien, il est à l’écoute de chacun, comble au maximum les manques, panse les blessures, assume et orchestre sur le terrain ce qui est décidé dans les sphères ministérielles. Le directeur d’école endosse beaucoup de responsabilités et donne de sa personne ! Sa mission prend différentes colorations :  responsable quand rien ne va, un collègue comme un autre lorsque l’on ne veut pas l’écouter, directeur lorsque l’on veut se décharger de certaines actions ou responsabilités. Il fait le lien et parfois tampon entre l’administration, la municipalité, les parents, les collègues, tout ceci sans statut et payé avec quelques indemnités !

Pour les parents, c’est l’incompréhension quand le directeur n’a pas l’autorité pour résoudre de simples problèmes. Ils s’imaginent que la direction ne prend pas au sérieux leur demande.

Ce projet de loi actualise enfin la fonction de la direction d’école. Les directeurs d’école, nommés par le DASEN après une formation, auraient un emploi fonctionnel, non hiérarchique, et resteraient des professeurs des écoles.

Les décharges administratives seraient revues à la hausse et les écoles de plus de 8 classes disposeraient d’une décharge totale.

Le directeur serait décisionnaire pour assurer le bon fonctionnement de l’école et pourrait prendre des décisions en lien avec ses différentes missions.

L’indemnité de direction serait augmentée de 150 à 300 euros en fonction du nombre de classes de l’école.

Les écoles de plus de 20 classes pourraient disposer d’un adjoint à la direction.

Les écoles pourraient être dotées par la collectivité, d’une aide administrative.

Les APC seraient supprimées pour tous les directeurs et ces derniers bénéficieraient d’un allègement de certaines tâches administratives (élections, PPMS…).

Cependant, la CFTC-EPR est très déçue du manque de courage de notre ce groupe de réflexion : pourquoi se limiter à une loi créant une fonction, qui existe déjà, et ne pas créer un statut de la direction d’école ? Les directeurs d’école doivent bénéficier d’un statut qui définisse leurs devoirs, leurs droits, incluant les moyens tant humains, financiers, techniques que logistiques, leur permettant de représenter l’Education Nationale et de faire fonctionner les écoles dans toute la France. Ce statut est nécessaire pour les directeurs et directrices de toutes les écoles, peu importe le nombre de classes.

Le projet de loi n’est pas à la hauteur des attentes des directeurs d’école : absence de statut, absence de corps ou de grade, absence de mise à disposition de moyens humains, financiers, pour gérer au mieux l’établissement, de leviers utilisables par le directeur… Difficile de comprendre le mot décisionnaire sans moyen, sans légalité juridique…  

La gestion de crise du COVID-19 a montré la place essentielle de la direction d’école pour gérer la continuité pédagogique et organiser les reprises des écoles. Les directeurs ont permis l’efficacité de toutes ces actions. Le ministère et les académies ont loué le travail accompli. Cette courroie de transmission et d’organisation essentielle n’a pas failli et s’est montrée indispensable. 

La CFTC-EPR ne cesse de le rappeler : les directeurs attendent de la considération, et demandent à ce que leur métier soit reconnu, que l’on définisse les limites de leur champ d’intervention et qu’ils aient les moyens de mener à bien leurs missions. Cela passe obligatoirement par un statut !

Nous pourrions entendre :

« Un statut, dites-vous ? Mais malheureux… »

« Mais voyons, cela ne sert à rien ! Pourquoi changer ce qui fonctionne si bien à ce jour ! Tout va bien actuellement, Madame la marquise ! Cela serait contre-productif et on risquerait de créer des petits chefs ! L’IEN ne servirait plus à rien ! Ce serait laisser la porte ouverte au clientélisme ! Il faudrait payer ces directeurs à leur juste valeur, ça coûterait trop cher ! Les directeurs n’auraient plus peur de leur IEN ! Les syndicats sont contre et on ne peut les offenser ! Il faut comprendre qu’ils se retrouveraient face à un unique interlocuteur maîtrisant son sujet ! Les chefs d’établissements sont contre car les directeurs d’école deviendraient leurs égaux ! Ce n’est pas acceptable car il faut maintenir les catégories sociales entre premier et second degré ! Il faut éviter de leur donner des moyens qui leur permettrait de devenir de vrais responsables qui seraient toujours présents dans l’école et qui prendraient des décisions ! Le fonctionnement de l’école serait meilleur, alors comment détruire l’image de l’école publique ! Cela coûterait trop cher au gouvernement ! Il n’y a pas de budget pour cela ! »

Voici, en résumé, les excuses et motifs qui font qu’aucun gouvernement n’a eu le courage de mettre sur la table les véritables enjeux de la direction d’école et la nécessité d’accorder un statut identique à celui du chef d’établissement, auquel devrait s’ajouter le statut de l’école !

Pour la CFTC-EPR, il est plus qu’urgent de revoir cette copie pour que soient apportées des réponses concrètes aux directeurs et directrices d’école : des moyens humains, matériels et une reconnaissance financière à la hauteur du travail qu’ils effectuent au quotidien. Cela est primordial !

A cela, un triste constat pour lequel aucune solution n’a été apportée ce jour : les directeurs et directrices sont seuls !  Disposer de moyens humains à la hauteur de leurs missions ne peut suffire, il est nécessaire que tout directeur puisse avoir un accès direct à un espace juridique pouvant répondre, éclairer et conseiller, afin de pouvoir faire face à chaque situation qu’il rencontre.

Ce projet de loi a le mérite de rappeler les difficultés du métier de la direction et ses atouts. Il lui manque le courage d’écouter les directeurs et de mettre en texte leurs demandes.

La CFTC-EPR, plus que jamais, est déterminée à faire entendre la voix de ses adhérents et proposera lors des rencontres les différentes améliorations qui lui semblent nécessaires…

Pour les directeurs, pour l’école, la CFTC-EPR dit oui à :

  • Un STATUT de la direction d’école pour TOUTES les écoles,
  • Des moyens HUMAINS,
  • Des moyens FINANCIERS,
  • Une RECONNAISSANCE du METIER,
  • Une REVALORISATION SALARIALE.

L’employeur public est garant de la santé, du bien -être et de la sécurité au travail de ses agents…

 Monsieur le Ministre,

Il est aisé de lire cette phrase sur le site de l’Education Nationale à l’adresse https://www.education.gouv.fr/cid4253/sante-bien-etre-securite-travail.html.

La CFTC-EPR s’interroge sur la mise en place de cette obligation, dans l’Education Nationale.

En effet, depuis de nombreuses années, le mal être des enseignants ne cesse de progresser.

Tout récemment, Madame RENON, directrice d’école maternelle à Pantin, l’a encore exprimé, avant de mourir, dans son courrier transmis à sa hiérarchie. Par ses mots, elle a exprimé ce que vivent, au quotidien, les enseignants, leurs ressentis. Les mots « épuisés… soucis… accumulés… éprouvés… l’employeur ne fournit pas les outils de travail… pas confiance au soutien et à la protection que devrait nous apporter notre institution… déprime… fatiguée…»

Ces mots sont forts de sens et pointent du doigt les manques de notre ministère.

Comment demander à un employé de travailler dans cette situation ?

Quelles solutions ont été apportées pour remédier à cette situation ? Quel bilan faire aujourd’hui, soit quatre mois après la mort de notre collègue ?

Mise à part une enquête, quelques prises de paroles d’apaisement de nos dirigeants, rien ! Du moins rien, concrètement, dans les solutions à apporter sur le terrain, mais la souffrance des enseignants est toujours présente et réelle !

Pour la CFTC-EPR, notre employeur, le Ministère de l’Education Nationale, doit prendre la hauteur de cette situation.

Pour la CFTC-EPR, il est urgent de prendre des décisions pour que chaque enseignant puisse travailler en toute sérénité, entrer dans son lieu de travail en toute sécurité, en toute confiance, effectuer ce que Charles PEGUY identifie comme « le plus beau métier du monde, après le métier de parent, (et d’ailleurs c’est le métier le plus apparenté au métier de parent), c’est le métier de maître d’école et c’est le métier de professeur de lycée. »

« Le plus beau métier du monde » ne fait plus rêver actuellement ! Pour preuve, les nombreuses démissions, les nombreuses places aux concours non pourvues…

Et pourtant, n’est-ce pas par notre jeunesse que l’on pourra élever notre pays, le rendre plus performant ? Si le but de notre gouvernement est celui-ci, il est temps de redresser la barre et de donner les moyens aux enseignants d’assurer leurs missions ! La politique du pressoir et du dénigrement doit s’arrêter ! La santé physique et mentale doit être la priorité de l’employeur.

La CFTC-EPR vous demande, Monsieur le Ministre, de tout mettre en œuvre pour « garantir la santé, le bien-être et la sécurité au travail de tous ses employés ! »

Pour la CFTC-EPR, cela passe par une réelle mise à plat des situations sur le terrain et une remédiation par des actions concrètes :

. Relever et prendre en compte toutes les situations difficiles sur le terrain,

. Mettre en place une formation obligatoire pour tous les responsables sur le management bienveillant

. Obliger, le terme peut paraître fort, mais rien ne sera fait autrement, les collectivités à mettre en priorité la rénovation du bâti scolaire, la sécurité dans les établissements (portail électrique avec gâche d’ouverture à distance, signal d’information silencieux pour les PPMS, des sonneries adéquates pour les PPMS…), l’équipement des établissements, à donner les moyens minimaux aux écoles pour fonctionner : une école propre et sécurisée, un bureau pour la direction avec un ordinateur, une salle des professeurs, une salle de réunion…

. Mettre à disposition du personnel des psychologues,

. Responsabiliser les inspecteurs sur leur rôle d’aide et de soutien,

. Donner à l’école une entité juridique lui permettant d’ester en justice,

. Augmenter les effectifs de la médecine du travail en milieu scolaire.

Pour la CFTC-EPR, un réel changement positif doit s’opérer.

Monsieur le Ministre, il vous appartient de tout mettre en œuvre, en ce sens.

Direction d’école : à quant une prise en compte des difficultés des directeurs d’école et de l’école ?

Face à la grogne installée chez les directeurs d’école, le ministère a élaboré une enquête, une de plus, à destination des directeurs et directrices d’école au mois de Novembre 2019.

Si l’intention peut paraître louable, il s’avère que la réalité est bien autre : un questionnaire ouvert à tous, des questions fermées et orientées, pas de question ouverte sur le métier et les orientations à venir, aucune évocation d’un futur statut !

 

Aussi, la synthèse ministérielle a été présentée le 10 janvier 2020.

 

Pour la CFTC-EPR, il n’y a rien de nouveau !

 

On pourrait même dire que l’on constate une régression de l’importance que le ministre donne à la place de la direction d’école dans l’établissement !

« Près de 2 directeurs sur 3 ont répondu à l’enquête sur la direction d’école ». Les résultats ont été aussitôt communiqués lors d’une réunion organisée par le Ministère à laquelle  la CFTC-EPR était présente.

La CFTC-EPR a fait remarquer à l’Administration le bémol qu’il fallait apporter à ces résultats : en effet les questions fermées et orientées ne permettaient pas un juste reflet de la situation. De plus, le questionnaire étant ouvert à tous, acceptant le fait que l’on puisse y participer plusieurs fois, n’assure pas l’honnêteté des questionnés, ni des chiffres avancés !

 

Que retiendrons-nous de cette synthèse ?


Que le « métier de directeur » est chronophage, que le rôle de directeur est bien souvent télescopé par le métier d’enseignant, que des domaines comme la sécurité, le fonctionnement administratif, le suivi collectif des élèves, le pilotage, le suivi des situations individuelles et les relations avec les parents, sont omni présents dans le quotidien des directeurs et directrices d’école…

Il est à noter que des mots sont mis, une fois de plus, sur la situation de la direction d’école, démontrant l’état d’asphyxie de la direction d’école : surcharge de travail, chronophage, stress, fatigue, manque de temps, manque de reconnaissance, lourdeurs administratives…

 

De même, il est intéressant de constater que plus de 20 % des sondés estiment que le nombre total d’heures qu’ils consacrent aux tâches de direction dans une semaine, est supérieur en moyenne  à 30h00 (une donnée maximale verrouillée !), tandis qu’ils ne sont que 11% en décharge totale. Cela démontre bien la surcharge de travail ! Une question se pose : comment lier ainsi vie professionnelle et familiale ! Il va de soi que les directeurs sont à plus de 40h00 par semaine, car au-delà du temps de présence à l’école, où ils doivent être réactifs en toute situation, un temps d’organisation et de mise au propre des divers courriers et compte rendus doit être effectué chez soi !

 

Il est toujours navrant de constater que notre hiérarchie, bien qu’elle dispose de secrétaires, conseillers en tout genre, missionnés et autres aides, ne puisse admettre que la direction d’école doit disposer d’une secrétaire pérenne, d’un bureau digne de ce nom, d’un ordinateur, d’une salle de réunion… Que dire alors du fait que 75% des sondés estiment qu’ils consacrent le plus de temps à la fonction administrative ? Il est enfin temps que l’on acte le fait qu’un directeur a besoin d’une secrétaire, au quotidien, pour : gérer les accès à l’école en dehors des heures d’entrée/sortie de classes (ouverture des portes, réception des livraisons, etc.), répondre aux appels téléphoniques, traiter les messages électroniques, assurer la reprographie et la distribution de documents…

Il est encore à noter que 66% des sondés estiment que le domaine de la sécurité est le plus pénible. Rien de nouveau, mais il est même inquiétant, que le directeur d’école soit responsable des personnes et des biens, qu’on lui attribue toutes sortes de responsabilités en la matière, sans jamais d’aide, ni de moyens de pouvoir assurer ses missions ! On ne frise plus le ridicule, on y est ! Où en est la responsabilité de l’employeur qui ne donne pas les moyens des objectifs qu’il fixe à une partie de ses employés ? Faudra-t-il attendre un énième malheureux événement catastrophique pour que des mesures soient prises ? Soyons sérieux et professionnels !

 

Le soutien demandé par les sondés est important : 62% pour le suivi de situations individuelles des élèves et 40% dans le cadre de la relation avec les parents. Cela implique un triste constat : le directeur est seul ! Dans le secondaire, le chef d’établissement dispose à cet effet d’une assistante sociale, d’une infirmière, d’un CPE, d’un adjoint pour aider, accompagner les élèves… Le directeur, une fois de plus, sans moyen, sans formation, doit dépenser énormément d’énergie pour effectuer ce même travail, dont la charge est répartie sur plusieurs professionnels dans le secondaire ! Il est triste de constater qu’un directeur d’école ne dispose pas d’une équipe de direction pour l’aider et le soutenir dans ses décisions, contrairement au chef d’établissement ! Une fois de plus, on peut s’interroger sur l’équité entre le premier et le second degré !

 

Rien de bien nouveau sous le soleil ! Ce questionnaire n’est pas à la hauteur des attentes des directeurs et directrices d’école !

Il est navrant de constater qu’aucunes données concernant l’attribution de matériel, la prise en charge des frais de fonctionnement, le bâti scolaire, de la part des municipalités ne soient notifiées. Il serait judicieux qu’une enquête mette en relation l’état du bâti scolaire, les budgets de fonctionnement qui sont si différents d’une commune à une autre, voire d’une école à une autre, faisant subir de nombreux désagréments au fonctionnement des écoles et par ce fait à la direction d’école ! Une fois de plus, on peut s’interroger sur l’équité de l’apprentissage en France !

Les directeurs et directrices veulent de la considération, et demandent à ce que leur métier soit reconnu, que l’on définisse les limites de leur champ d’intervention et qu’ils aient les moyens de mener à bien leur mission.

 

Cette demande de reconnaissance ne peut se faire qu’à travers un statut qui définit leurs devoirs, leurs droits, incluant les moyens tant humains, financiers, techniques et logistiques, leur permettant de représenter l’Education Nationale et de faire fonctionner les écoles de toute la France. Cette question, évincée du questionnaire, est posée par 10% des sondés, comme question qui n’a pas été posée et qui aurait dû l’être, et arrive en tête des réactions spontanées !

Maintenant que le cadre est posé une fois de plus, que va-t-on proposer aux directeurs et directrices d’école ? Quelles solutions seront apportées pour répondre aux besoins évoqués ?

 

Pour la CFTC-EPR, réduire les mesures à la seule simplification des tâches devient ridicule ! Depuis novembre 2014, le ministère essaie avec des bouts de chandelles, d’instaurer une simplification des tâches de la direction d’école, sans succès ! Beaucoup de bruits pour aucune efficacité !

 

Pour la CFTC-EPR, il est plus qu’urgent que l’on apporte des réponses concrètes aux directeurs et directrices d’école : des moyens humains, matériels et une reconnaissance financière à la hauteur du travail qu’ils effectuent au quotidien. Cela est primordial !

 

Un triste constat pour lequel aucune solution n’a été apportée ce jour : les directeurs et directrices sont seuls !  Au-delà de disposer de moyens humains à la hauteur de la mission, il est nécessaire que la direction d’école puisse disposer d’un accès direct à un espace juridique pouvant répondre, conseiller, en fonction de chaque situation qu’elle peut rencontrer.

 

La CFTC-EPR, plus que jamais, est déterminée à faire entendre la voix de ses adhérents et proposera lors des rencontres les différentes améliorations qui lui semblent nécessaires …

Enquête sur les conditions de travail des directeurs d’école : ce que nous revendiquons…

La CFTC-EPR informe tous les directeurs d’école que le questionnaire sur leurs conditions de travail est en ligne à ce jour à l’adresse suivante :

https://www.consultationdirectiondecole.fr/

La date limite pour répondre à ce formulaire en ligne est fixée au 1er décembre 2019.

La CFTC-EPR aurait souhaité une réunion des directeurs d’école avec les IEN, sur le temps scolaire, pour faire remonter les besoins, une enquête individuelle à destination seule de chaque directeur d’école, une rencontre de tous les directeurs avec l’IA.

Il s’agit d’une première, pour tous les directeurs de prendre la main sur leur avenir. En effet, nombreuses sont les organisations qui parlent, revendiquent et prennent des décisions au nom des directeurs d’école sans les concerter. Cette première consultation permet ainsi à tous les directeurs de revendiquer leurs droits et leurs demandes légitimes : un statut de la direction d’école, un statut de l’école, un quart de décharge au minimum pour tous, une secrétaire et des moyens pour mener à bien leurs missions !

Il est important de faire comprendre à notre administration que les directeurs voient plus grand que les mesurettes qui sont mises en place pour panser les plaies ! Anticiper, organiser l’école de demain, voici l’enjeu !

La CFTC-EPR invite tous les collègues directeurs à remplir le document en ligne et à défendre cette position.

Il est important que notre administration prenne connaissance de la réalité du terrain, de ce que vivent réellement les directeurs d’école au quotidien, de la charge mentale qui ne cesse de peser sur eux, du mal être dans le métier, du besoin de reconnaissance de ce métier mal connu…

Cela ne peut se faire que par la volonté et l’action des directeurs d’école.

Le questionnaire garantit l’anonymat de tous ! Il prend en compte quelques éléments qui impactent leurs conditions de travail ! Il est alors encore plus important d’y participer. Il est essentiel de faire remonter les difficiles conditions de travail, mais il est tout aussi important de dépasser le cadre donné dans cette enquête en y intégrant les difficultés rencontrées sur le terrain ainsi que nos propositions.

Nous avons ici une possibilité de faire fléchir notre ministre sur la question du statut de la direction d’école. Ce sujet est rejeté par certains syndicats, qui trouvent toutes sortes de motifs pour refuser sa mise en place ! Il revient aux véritables acteurs du terrain, que sont les directeurs d’école, de faire remonter la réalité du quotidien !

Contrairement aux idées reçues, le fait d’avoir un statut de directeur d’école et un statut de l’école du premier degré, ne mettra pas « en place des petits chefs », ni « une perte de reconnaissance », ni « un manque de moyens. » Il suffit de voir comment sont gérés les établissements du second degré, pour constater les moyens mis à disposition, la mise en place d’une équipe de direction (le chef d’établissement n’étant jamais seul, il peut toujours échanger et s’appuyer sur son équipe pour prendre des décisions dont il peut assurer et assumer leur mise en place) ! Le chef d’établissement a un budget pour faire fonctionner son établissement, peut ester en justice, a du personnel pour l’aider à gérer, accueillir et répondre aux parents, sous la vigilance du Conseil d’Administration. Pourquoi une telle différence de traitement entre le premier et second degré ? A ce jour, les écoles sont encore à l’âge de pierre, si on les compare avec les établissements du second degré.

Pour la CFTC-EPR, le métier de la direction d’école doit être reconnu de tous. L’instauration d’un statut de la direction d’école permettrait de définir leur rôle, leurs responsabilités mais surtout les moyens mis à leur disposition. Ce statut doit s’intégrer dans un statut de l’école. L’école doit devenir un établissement public, coordonné par un Conseil d’Administration, avec un responsable et des moyens de fonctionnement.

La synthèse de ce questionnaire sera dévoilée vers la mi-décembre et fera l’objet de nouvelles annonces…

Pour le moment, les mesures prises sont les suivantes :

« Afin d’alléger immédiatement certaines tâches des directeurs, un moratoire a été décidé, jusqu’à la fin de l’année civile, sur toutes les enquêtes pour lesquelles ils auraient pu être sollicités. 

Pour faciliter la fin de l’année, une journée supplémentaire de décharge a été allouée, pour tous les directeurs d’école, sur la période novembre – décembre 2019.

Des groupes départementaux de consultation et de suivi seront mis en place avant la fin de l’année civile. Ces groupes seront réunis régulièrement pour permettre d’identifier des pistes d’allègement de tâches administratives et s’assurer du suivi des mesures d’amélioration des conditions de travail et des missions des directeurs. Ils seront pilotés par les DASEN, auxquels seront associés les représentants des organisations syndicales et des représentants institutionnels. Des élus locaux seront associés à ces travaux en fonction des thèmes abordés. »

Au-delà de ces quelques pansements, la CFTC-EPR attend un geste fort, à ce sujet, de la part de notre ministre !