Catégorie : Direction

 

Indemnités et bonifications direction d’école

Occuper un poste de direction d’école ouvre droit à une compensation financière composée de 3 types d’indemnités et de bonifications bien distinctes :

Ces 3 primes sont versées chaque mois de septembre à août. Les indications chiffrées présentes dans cette fiche sont en brut

Rappel : 1 point = 4,686 € brut (depuis le 1er février 2017)

1) L’Indemnité de Sujétions Spéciale (ISS) :

L’Indemnité de Sujétions Spéciales varie selon le nombre de classes de l’école (avec une majoration de 20% pour les écoles en REP et de 50% pour celles en REP+) :

  • De 1 à 3 classes:             149,64€ par mois (1 792,62€ par an)

(179,56€ en REP / 224,45€ en REP+).

  • De 4 à 9 classes:             166,3€ par mois (1 995,62€ par an)

(199,56€ en REP / 249,45 en REP+).

  • De 10 classes et plus:      182,97€ par mois (2 195,62€ par an)

(219,56€ en REP / 274,45€ en REP+).

Le code de cette indemnité est 202217 (colonne de gauche).

2) La Bonification Indiciaire (BI)

La Bonification Indiciaire s’ajoute automatiquement à votre indice (en fonction de votre échelon et du nombre de classes de l’école – ces points sont donc directement intégrés en complément à votre indice de base – dans la case « indice ou nb d’heures » de votre bulletin de paye).

A votre indice initial, vous devez donc rajouter la BI correspondant au nombre de classes de votre école, à savoir :

  • Groupe 1 (G1) – chargé d’école (1 classe) : +3 points   = 14,06 €/mois
  • Groupe 2 (G2) – de 2 à 4 classes : +16 points = 74,98 €/mois
  • Groupe 3 (G3) – de 5 à 9 classes : +30 points = 140,58 €/mois
  • Groupe 4 (G4) – 10 classes et plus : +40 Points = 187,44 €/mois

Echelon

1

2

3

4

5

6

7

8

9

10

11

Indice classe normale

390

441

448

461

476

492

519

557

590

629

673

Indice hors classe

590

624

668

715

763

806

 

 

 

 

 

Indice classe exceptionnelle

695

735

775

830

HEA1

890

HEA2

925

HEA3

972

 

 

 

 

 3) La Nouvelle Bonification Indiciaire (BI)

La Nouvelle Bonification Indiciaire est versée à tous les personnels en charge d’une direction d’école ainsi que les chargés d’école : 8 points = 37,48 €/mois.

Le code de cette indemnité est 101017 (colonne de gauche).

Points particuliers :

  • Pour les collègues qui assurent l’intérim de direction (c’est-à-dire les collègues qui remplacent un enseignant titulaire du poste de direction)…

Il faut absolument que la durée d’absence du titulaire soit au moins égale à un mois sans discontinuité. L’ISS est alors, à partir du 31ème jour, majorée de +50% sur toute la durée de l’intérim de direction.

Ces derniers ne touchent ni la BI ni la NBI.

  • pour les écoles de 1 à 3 classes : 224,46 €/mois
  • pour les écoles de 4 à 9 classes : 249,45 €/mois
  • pour les écoles de 10 classes et + : 274,46 €/mois
  • Pour les collègues qui font fonction de directeur (c’est-à-dire les collègues affectés à titre provisoire un poste de direction, de 2 classes et +, et qui ne sont pas inscrits sur la Liste d’Aptitude aux fonctions de la direction d’école).

L’ISS est majorée de +50% sur toute la durée de l’affectation à titre provisoire. Ces derniers touchent la NBI… mais ne touchent pas la BI.

  • pour les écoles de 1 à 3 classes : 261,94 €/mois
  • pour les écoles de 4 à 9 classes : 286,93 €/mois
  • pour les écoles de 10 classes et + : 311,94 €/mois
  • Un PE qui est en congé maternité ou en congé maladie ordinaire continue de percevoir la BI ainsi que la NBI mais perd l’ISS (à partir du 31ème jour).

La NBI ne sera suspendue qu’en cas de congé longue maladie (CLM) remplacé ou de congé de longue durée (CLD) et elle sera alors versée à l’enseignante assurant l’intérim.

Si vous avez des questions complémentaires, n’hésitez pas à contacter la CFTC EPR !

Le bureau du directeur…

Mise en place d’un service spécifique aux directeurs et directrices d’école.

Nombreux sont les directeurs qui nous interpellent concernant les affichages dans le bureau de la direction. Où trouver certains outils, où trouver certaines affiches…

La CFTC-EPR propose à ses directeurs et directrices d’école une banque outils composée de pdf institutionnels, d’une mise à disposition de documents types à modifier ou à compléter, et à afficher dans le bureau du directeur.

Un groupe de travail  fera évoluer mensuellement ces productions.

Les productions réalisées par la CFTC-EPR restent la propriété de la CFTC-EPR et ne peuvent être affichées sur d’autres sites…

Cet espace est réservé aux directrices et directeurs d’école adhérents à la CFTC-EPR. Le code d’accès aux documents est à solliciter par mail à l’adresse suivante sg.cftcepr@gmail.com, accompagné de votre numéro INARIC, de votre nom et de votre prénom.

Accès à la page

Les documents seront disponibles sur la page à partir du 1er décembre 2020.

Direction d’école : « Anne, ma sœur Anne, ne vois-tu rien venir ? « 

« Anne, ma sœur Anne, ne vois-tu rien venir ? » Et la sœur Anne répondait :  » Je ne vois rien que le soleil qui poudroie, et l’herbe qui verdoie. « 

Les directeurs et directrices d’école ne voient que le soleil qui rougeoie…

En effet, après deux mois de travail, les directeurs et directrices d’école n’en peuvent plus. Ils ne cessent de subir les pressions de l’administration, des collègues et des parents.

Ordres, contre-ordres, mais surtout désordres… Telle est la réalité du terrain !

Dans un climat tendu, les injonctions ne cessent de pleuvoir. Dans le cadre d’une gestion difficile sur le terrain de la crise sanitaire que l’Education Nationale traverse, de nombreux directeurs se voient attaquer de toute part.

Bon nombre de personnel les rendent responsables du mauvais climat dans les écoles, du manque de matériel, du manque de concertation de l’administration, du manque de compréhension de l’administration, de la verticalité des consignes…

Dans une méconnaissance totale des missions du directeur, nombreux sont ceux qui vont parfois jusqu’à reprocher aux directeurs de faire leur travail et d’essayer de mener à bien leurs missions !

Aussi, la coupe est pleine ! De nombreux directeurs nous font part de l’intention de quitter leur poste de directeur !

Pour rappel, les écoles, pour la plupart, n’ont plus de secrétaire. Le directeur assure ainsi, pour la plus grande majorité, la classe, la direction d’école, et le secrétariat !

La charge mentale que subissent les directeurs et directrices d’école est arrivée à son paroxysme.

A-t-on déjà vu un responsable mener de front plusieurs métiers en même temps ?

Le premier degré reste le parent pauvre de l’Education Nationale. Les intentions d’améliorations restent au niveau des idées et malgré les belles paroles, rien de concret ne se met en place sur le terrain.

Lors du confinement de mars 2020, les directeurs et directrices d’école ont donné de leur personne pour que le lien école/famille soit maintenu. Durant cette période trouble, les directeurs et directrices d’école ont travaillé dur avec leur équipe pour mener à bien les missions de l’école, en prenant leur responsabilité pour faire avancer quotidiennement les élèves !

De nombreuses limites ont été constatées au niveau du cadre statutaire de la direction d’école.

Tous ont vu l’importance de la direction d’école ! Tous se sont accordés pour dire qu’il était nécessaire de faire évoluer la direction d’école !

Les promesses furent nombreuses : emploi fonctionnel, délégation de compétences, salaires plus attractifs, mise à disposition d’aide à la direction…

Et puis…

Rien !

 

Si…

Plus de travail pour les directeurs et directrices d’école !

Plus de difficultés à gérer, sans moyens, sans aide !

La situation est intenable !

Mais alors, que fait le ministère de l’Education Nationale ? Qu’attend Monsieur le Ministre pour faire évoluer la direction d’école, de donner à celle-ci un statut clair avec des missions reconnues de tous, comprenant des moyens humains, financiers et matériels ?

Aussi, comment réagir face à cette négligence, cet immobilisme ?

La CFTC-EPR demande aux directeurs et directrices d’école d’utiliser le Registre Santé et Sécurité au Travail (fiche RSST), et de faire remonter les constats à l’Inspecteur ISST de l’Académie.

De même, la CFTC-EPR invite les directeurs et directrices d’école à informer les collègues, les parents, les partenaires, des difficultés qu’ils rencontrent au quotidien, ainsi que des conséquences de ces difficultés qui sont d’effectuer des priorités nécessaires des missions de la direction d’école comme la sécurité des biens et des personnes, le fonctionnement de l’école… Dans ce cadre, les multiples enquêtes, les rencontres et réunions extérieures, la réalisation des projets, les plans de formations complémentaires sont à remettre aux calendes grecques…

Les directeurs ne sont pas des robots multitâches, corvéables à merci !

Direction d’école : du courage, Monsieur le Ministre…

Le ministre de l’Education Nationale nous informe, par l’intermédiaire du site ministériel, des mesures qu’il mettrait en place à partir de la rentrée 2020, en faveur des directeurs d’école.

Ces mesures sont les suivantes :

« Des mesures pour améliorer le quotidien des directeurs d’école : plus d’autonomie et moins de charges

  • Les outils à disposition des directeurs seront améliorés afin de simplifier le service, limiter les sollicitations et permettre de gagner du temps ;
  • Tout directeur d’école bénéficiera de deux jours de formation par an ;
  • Les directeurs départementaux (DASEN) pourront accorder des décharges ponctuelles complémentaires aux directeurs d’école ;
  • Les directeurs auront pleine autonomie dans la programmation et la mise en œuvre des 108 heures d’obligation de service ;
  • Ils disposeront désormais d’une visibilité sur le calendrier annuel des enquêtes de terrain demandées aux différents échelons. Par ailleurs ces enquêtes seront rationalisées et mieux coordonnées ;
  • Dans l’attente de travaux approfondis sur la rémunération et l’avancement, tous les directeurs d’écoles toucheront, à l’automne prochain, une indemnité supplémentaire exceptionnelle.

Ces mesures de simplification doivent permettre aux directeurs de se recentrer sur leur mission essentielle : le pilotage de leur école.

Des mesures pour mieux accompagner les directeurs d’école

  • Périodiquement un groupe départemental de directeurs d’école sera réuni afin d’évoquer les problèmes et les solutions applicables ;
  • Une fonction nouvelle de référent, dédiée aux directeurs d’école, sera consacrée pour les accompagner, les conseiller, dans l’exercice de leurs missions.
  • Les temps d’échanges entre pairs seront systématisés pour favoriser le développement professionnel continu, sur les temps d’animation pédagogique.
  • Un travail sera engagé en cours d’année sur la charte fonctionnelle de confiance entre inspecteurs de l’éducation nationale et directeurs.
  • Une aide administrative humaine renforcée :
    Dès la rentrée prochaine 12 500 jeunes du service civique viendront en appui dans les écoles notamment pour aider dans la relation avec les familles ;
    Un plan de recrutement par la voie de l’apprentissage est lancé.  Des étudiants en formation post-bac spécialisée dans l’accompagnement administratif (BTS, DUT), permettront aux directeurs d’école qui y auront recours de disposer d’une aide administrative professionnelle et durable ;
    La montée en puissance de la préprofessionnalisation se poursuit, avec 900 nouveaux recrutés, venant s’ajouter aux 700 de l’année dernière, qui peuvent désormais prendre en charge des petits groupes d’élèves, ce qui décharge d’autant les collègues professeurs et directeurs. »

Pour la CFTC-EPR, ces mesures ne sont que des mesurettes bien loin des attentes des directeurs et directrices d’école. Les directeurs et directrices d’école ont déjà exprimé de nombreuses fois leurs revendications ! De nombreux rapports le disent et vont dans le même sens ! Mais il semble que les gouvernements successifs ne comprennent pas ce qui est demandé ! Manque de courage, incompréhension, peur des de syndicats en perte de vitesse et d’adhérents…

Il est primordial d’accorder en priorité absolue un temps de décharge de 25% au minimum pour tous les directeurs. Cette exigence est la condition sine qua non pour nous permettre de discuter sérieusement avec vous Monsieur le Ministre.

Il ne nous apparaît pas non plus possible de valider l’octroi d’une indemnité exceptionnelle à l’automne prochain dont on ne connaîtrait absolument pas le montant.

Aussi, la CFTC-EPR rappelle ici ce que les directeurs et directrices d’école demandent : ils veulent en priorité un statut (n’en déplaise à certains syndicats en perdition qui ne représentent qu’eux-mêmes et non les directeurs d’école !) explicitant leurs droits, prérogatives, obligations, devoirs, moyens mis à leur disposition, ainsi que les limites de leurs missions. Ce statut doit être clairement défini et sans faille !

Nombreux sont les directeurs et directrices qui n’en peuvent plus et délaissent la fonction. Ils n’en peuvent plus d’être pris à parti pour tout sans aucune reconnaissance !

Les directeurs et directrices d’école avaient un espoir dans la proposition de loi leur instituant un emploi fonctionnel… L’histoire retiendra-t-elle la frilosité de nos dirigeants ?

Nous avons bien vu, durant la pandémie, le rôle pivot de la direction d’école et les limites de ses prérogatives ! A ce moment, face à la tâche et aux incertitudes, nombreux ont été les Recteurs, DAASEN et Secrétaires Généraux glorifiant les directeurs et directrices d’écoles, souhaitant qu’un statut de chef d’établissement leur soit attribué, pour faire fonctionner la machine du premier degré, critiquée par tous. Ces belles pensées sont restées dans les cartons, au grand désarroi de ceux qui sont sur le terrain au quotidien !

La CFTC-EPR demande à Monsieur le Ministre d’être courageux. Il lui revient d’attribuer aux directeurs et directrices d’école un début de statut, qui pourra être affiné plus tard, prenant en compte leurs attentes mais aussi celle des parents… Ces derniers demandent à rencontrer un responsable de l’école, au quotidien, pas un faisant fonction qui ne peut prendre aucune décision ni donner des réponses à leurs questions !

La CFTC-EPR ne peut accepter que des services civiques soient pris pour effectuer le secrétariat de l’école : leur statut n’est pas en adéquation avec ce poste, ils auront accès à des dossiers confidentiels sans formation, ils ne connaissent rien au secrétariat, ni au monde de l’éducation… Il est temps que notre gouvernement prenne de la hauteur dans ce dossier et prenne des décisions acceptables et honnêtes ! Comme nous l’avons maintes fois répété, il faut créer des emplois pérennes de secrétariat à l’image de ceux existant dans le secondaire.

De même, il est illusoire de penser qu’une charte fonctionnelle de confiance entre inspecteurs de l’éducation nationale et directeurs puisse résoudre les difficultés du quotidien, surtout lorsque qu’il n’y a pas d’égalité statutaire ! Il ne s’agit pas ici d’une histoire de confiance, mais bien de répartition du travail et de compétences. Pour la CFTC-EPR, chacun doit avoir sa fiche de poste sans que celle-ci soit commune. La CFTC-EPR demande à ce qu’un inspecteur s’occupe de la pédagogie dans les classes et qu’un directeur s’occupe de la partie dite de gestion et de pilotage de son établissement, sans avoir un chaperon pour l’empêcher de prendre les décisions nécessaires au service !

La délégation de compétences avancée par l’Assemblée Nationale va en ce sens mais reste interprétable encore une fois. Il serait plus judicieux de répartir les rôles et les moyens !

La CFTC-EPR revendique un texte simple, pour une application claire pour tous sur le terrain.

Ainsi, Monsieur le Ministre, la CFTC-EPR vous demande de doter les directeurs et directrices d’école de véritables moyens pour mener à bien leurs missions : un statut de la direction d’école, des moyens financiers, humains, et logistiques…