Mois : octobre 2016

 

Evaluation des enseignants : pour une évaluation choisie et non subie !

Pour la CFTC EPR, l’inspection que nous connaissons depuis plus de 50 ans est dépassée ! Peut-on évaluer le travail d’un enseignant en une heure tous les 3 à 5 ans ? De même, qu’évalue-t-on ? Le respect des textes ? Son application ? Son adaptation en fonction des élèves et du milieu ? Le travail en commun ? La mise en valeur des connaissances des élèves ? La pratique de pédagogie innovante et fonctionnelle ? L’adaptation de l’enseignant à son public…

Actuellement, l’enseignant craint son inspection car elle est contraignante dans son aspect, sa forme, et il faut le dire, davantage la personnalité de l’inspecteur que sa clairvoyance !

Aussi, profitons de cette réforme pour innover réellement !

De nos jours, il faut avoir une vision plus globale de l’évaluation et séparer l’accompagnement, le contrôle de la note. Cette dernière ne servant plus à grand-chose dans les évolutions de carrière quand on voit les diverses priorités obtenues par les postes spécifiques.

De même, la CFTC-EPR propose à ce que soit créée une évaluation moins pénible et fastidieuse qu’elle ne l’est en ce moment. Aussi, est – ce productif de demander la rédaction d’un dossier et de vivre en plus une inspection comme cela se passe en ce moment ? Que désire-t-on ? Dégrader les conditions de travail, accentuer le stress et augmenter encore le fort sentiment d’un passage accru de la pédagogie aux tâches administratives ?

Pour la CFTC-EPR, cette évaluation devrait être allégée et permettre d’instaurer une relation de confiance entre les enseignants, l’administration et les parents. L’évaluation doit être formative et non plus sommative. L’accompagnement par un spécialiste de la pédagogie, donnerait ainsi du sens à la réforme engagée. Si le Ministère de l’Education Nationale veut des enseignants performants et à l’écoute, l’évaluation doit permettre de dédramatiser ce moment, répondre aux besoins du personnel et permettre la mise en place de projets adaptés.

Ainsi, il est primordial de mettre en place des grilles de notation et un calendrier de passage connus de tous. De même, concernant l’accélération de la carrière, il est un fait indéniable : sans grille claire et objective, le système d’inégalité actuelle perdurera. Chaque IEN continuera à ne valoriser que sa propre vision (parfois réductrice) de l’éducation.

Pour la CFTC-EPR, l’accès à là hors classe doit être automatique au bout de 20 ans de service. Ainsi, tous les enseignants doivent pouvoir y accéder et ce dès la vingtième année!

Pour la CFTC-EPR, l’ensemble des enseignants doit pouvoir accéder à la classe exceptionnelle sans limitation.

Cependant cette classe exceptionnelle doit entrer dans un processus de création de statuts (directeurs, ASH…). Ainsi, nous resterions dans l’esprit de la réforme d’évolution de carrière pour ceux qui prennent des responsabilités et non la pensée de récompenser les plus obéissants.

Dans cette optique, la CFTC – EPR demande la mise en place d’une évolution de carrière différente, avec un passage à la classe exceptionnelle automatique après 20 ans effectifs dans la classe normale pour les métiers spécifiques telles que de la direction d’école, l’ASH…

Lettre – info n°4

Direction d’école : où en sommes – nous ?

En cette rentrée 2016, où en sommes-nous sur le dossier de la direction d’école ?

En cette rentrée des classes, la CFTC-EPR s’interroge sur le dossier de la direction d’école. De nombreux directeurs d’école n’ont plus d’espoir en une quelconque avancée dans leur métier ! Qui pourrait leur dire le contraire ? En effet, tout est fait pour les accabler de nouvelles missions, tout en refusant de les reconnaître à leur juste valeur !

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