Mois : octobre 2020

 

La CFTC-EPR condamne fermement l’attentat qui a coûté la vie à un de nos collègues…

 

La CFTC-EPR condamne fermement l’attentat qui a coûté la vie à un de nos collègues.

Pour la CFTC-EPR, c’est de nouveau un symbole de la République qui est attaqué.

Pour la CFTC-EPR, l’Education reste la principale réponse à l’obscurantisme et à la violence. Elle doit rester et être vecteur de la liberté d’expression, pilier fondamental de notre démocratie.

Liberté, Egalité, Fraternité, ne doivent pas être que des mots mais le socle de notre nation.

La CFTC-EPR partage la peine ressentie par les collègues, amis, famille de notre collègue visé par cet acte innommable, et leur présente toutes ses condoléances.

Direction d’école : « Anne, ma sœur Anne, ne vois-tu rien venir ? « 

« Anne, ma sœur Anne, ne vois-tu rien venir ? » Et la sœur Anne répondait :  » Je ne vois rien que le soleil qui poudroie, et l’herbe qui verdoie. « 

Les directeurs et directrices d’école ne voient que le soleil qui rougeoie…

En effet, après deux mois de travail, les directeurs et directrices d’école n’en peuvent plus. Ils ne cessent de subir les pressions de l’administration, des collègues et des parents.

Ordres, contre-ordres, mais surtout désordres… Telle est la réalité du terrain !

Dans un climat tendu, les injonctions ne cessent de pleuvoir. Dans le cadre d’une gestion difficile sur le terrain de la crise sanitaire que l’Education Nationale traverse, de nombreux directeurs se voient attaquer de toute part.

Bon nombre de personnel les rendent responsables du mauvais climat dans les écoles, du manque de matériel, du manque de concertation de l’administration, du manque de compréhension de l’administration, de la verticalité des consignes…

Dans une méconnaissance totale des missions du directeur, nombreux sont ceux qui vont parfois jusqu’à reprocher aux directeurs de faire leur travail et d’essayer de mener à bien leurs missions !

Aussi, la coupe est pleine ! De nombreux directeurs nous font part de l’intention de quitter leur poste de directeur !

Pour rappel, les écoles, pour la plupart, n’ont plus de secrétaire. Le directeur assure ainsi, pour la plus grande majorité, la classe, la direction d’école, et le secrétariat !

La charge mentale que subissent les directeurs et directrices d’école est arrivée à son paroxysme.

A-t-on déjà vu un responsable mener de front plusieurs métiers en même temps ?

Le premier degré reste le parent pauvre de l’Education Nationale. Les intentions d’améliorations restent au niveau des idées et malgré les belles paroles, rien de concret ne se met en place sur le terrain.

Lors du confinement de mars 2020, les directeurs et directrices d’école ont donné de leur personne pour que le lien école/famille soit maintenu. Durant cette période trouble, les directeurs et directrices d’école ont travaillé dur avec leur équipe pour mener à bien les missions de l’école, en prenant leur responsabilité pour faire avancer quotidiennement les élèves !

De nombreuses limites ont été constatées au niveau du cadre statutaire de la direction d’école.

Tous ont vu l’importance de la direction d’école ! Tous se sont accordés pour dire qu’il était nécessaire de faire évoluer la direction d’école !

Les promesses furent nombreuses : emploi fonctionnel, délégation de compétences, salaires plus attractifs, mise à disposition d’aide à la direction…

Et puis…

Rien !

 

Si…

Plus de travail pour les directeurs et directrices d’école !

Plus de difficultés à gérer, sans moyens, sans aide !

La situation est intenable !

Mais alors, que fait le ministère de l’Education Nationale ? Qu’attend Monsieur le Ministre pour faire évoluer la direction d’école, de donner à celle-ci un statut clair avec des missions reconnues de tous, comprenant des moyens humains, financiers et matériels ?

Aussi, comment réagir face à cette négligence, cet immobilisme ?

La CFTC-EPR demande aux directeurs et directrices d’école d’utiliser le Registre Santé et Sécurité au Travail (fiche RSST), et de faire remonter les constats à l’Inspecteur ISST de l’Académie.

De même, la CFTC-EPR invite les directeurs et directrices d’école à informer les collègues, les parents, les partenaires, des difficultés qu’ils rencontrent au quotidien, ainsi que des conséquences de ces difficultés qui sont d’effectuer des priorités nécessaires des missions de la direction d’école comme la sécurité des biens et des personnes, le fonctionnement de l’école… Dans ce cadre, les multiples enquêtes, les rencontres et réunions extérieures, la réalisation des projets, les plans de formations complémentaires sont à remettre aux calendes grecques…

Les directeurs ne sont pas des robots multitâches, corvéables à merci !

La rentrée 2020 en lycée professionnel

La réforme de la voie professionnelle poursuit sa mise en place cette année en 1re BAC PRO.

La baisse du volume horaire global induit des pertes d’heures disciplinaires généralisées et s’ajoute la mauvaise gestion de la crise sanitaire.

Le retour en classe est difficile pour des jeunes du lycée ayant quitté l’école mi-mars et rien n’est prévu pour accompagner ces publics souvent fragiles au niveau de la dotation horaire globale.

La CFTC-EPR revendique :

– Le retour du volume horaire des élèves.

– La diminution du nombre d’heures d’AP pour des heures disciplinaires.

– La fin du regroupement des classes de BAC PRO par “familles de métiers”.

– Le retour des limites d’effectifs en classes de BAC PRO.

– Le retour au BEP en 2 ans et du BAC PRO en 4 ans.

– La titularisation des enseignant-es contractuel-les, très nombreux-x-ses en LP ;

– L’embauche massive de PLP titulaires.

– La fin des regroupements de classes au profit de dédoublements pour un travail en petits groupes, nécessaire pour les élèves de LP.

– Revalorisation du salaire

– Des meilleures conditions de travail et une prime exceptionnelle covid-19 en cas de confinement liée à l’utilisation du matériel numérique personnel.

Comment moderniser notre système ?


Pour cette troisième question qui concerne le Grenelle des professeurs, il faut d’abord rappeler un constat. Le système scolaire s’est démocratisé depuis les années 1960. Cette massification du système scolaire est un immense progrès pour notre démocratie. Simplement, massification et augmentation des années d’étude n’ont pas empêché le maintien d’un fort taux de chômage et le maintien d’inégalités persistantes. Alors, que faire ?

Tout d’abord, il faudra continuer cette politique de massification scolaire. Dans une société basée sur le savoir et la connaissance, cela est indispensable. Mais pour combattre les inégalités, il va falloir investir bien plus massivement dans l’école primaire dont les moyens restent 20% inférieurs à ceux des autres pays de l’OCDE.

La CFTC-EPR demande davantage de moyens pour rétablir cet équilibre nécessaire à l’école primaire. Un dédoublement des classes en CP et CE1 est une bonne chose. Il faudra continuer ce dédoublement dans tous les territoires.

De même, dans le contexte actuel, la CFTC-EPR demande dans le premier degré, que les moyennes d’effectifs des classes soient plafonnées à 26 élèves par classes.

Dans une société où le diplôme est devenu la meilleure arme de lutte contre le chômage, l’école joue un rôle central dans cette lutte contre les inégalités. Accompagner les publics les plus fragiles grâce à un personnel qualifié et compétent est plus que jamais nécessaire pour répondre à cet objectif. Ces publics se situent dans des zones urbaines mais aussi rurales.

La CFTC-EPR demande l’extension des moyens alloués aux établissements REP+ à l’ensemble des établissements qui en auraient le besoin et notamment à des établissements ruraux souvent sous dotés.

La CFTC-EPR demande la création de vrais moyens d’accompagnement pour l’orientation avec, à minima, un poste de conseiller d’orientation psychologue par établissement.

L’Education nationale s’est modernisée depuis une quinzaine d’années. L’informatique est présent maintenant à chaque cours. Il faudra un apprentissage plus spécifique de l’informatique et des médias car aujourd’hui près de 90% des jeunes ont un portable avec accès internet.

La CFTC-EPR demande plus de création de postes en informatique et à tous les niveaux d’enseignement pour décoder ce monde et combattre nombre de rumeurs qui nuisent au vivre ensemble.