Rythmes scolaires.

Le 25 mars le Conseil Supérieur de l’éducation a proposé un nouveau décret concernant les rythmes scolaires. L’objet du nouveau décret vise à inscrire dans le droit commun les différents dispositifs expérimentaux introduits dans le décret Hamon et renforcer le rôle de proposition des conseils d’école en matière d’organisation de la semaine scolaire.

Pour la CFTC-EPR, la réforme des rythmes scolaires a totalement manqué son objectif d’amélioration des conditions de travail des élèves et des enseignants. Cette réforme n’a pour le moment fait qu’accroître les inégalités entre les territoires, déléguant davantage de missions éducatives aux collectivités. Il est dommage de ne pas entendre les grandes centrales syndicales, ayant voté cette réforme, s’offusquer de la contradiction avec les objectifs de l’appel de Bobigny qui prônait une équité dans l’accès à l’éducation.

En effet, comment accepter que dans plusieurs municipalités, le PEDT n’existe pas ? Comment peut-on accepter que l’organisation de la semaine ne tienne pas compte des rythmes des enfants mais plutôt des impératifs financiers des collectivités ? comment se fait-il que tous les enfants de France ne bénéficient pas des mêmes possibilités dans les activités des TAP ?

Comment admettre que certains enfants arrivent à l’école à 7h30 le matin, déposés à la garderie par leurs parents qui travaillent, et n’en ressortent qu’à 17h30 ? Dans une journée, ils auront fait 5h15 de cours et 4h15 d’attente en garderie !

A-t-on pensé à la fatigue de tous, élèves et enseignants, face à un remue ménage organisé dépourvu de tout discernement et d’efficacité ?

Inutile d’insister, les objectifs premiers ont été reniés. Nous avons une nouvelle fois manquer le coche d’une réforme plus que nécessaire du système éducatif pour des raisons électoralistes.

La CFTC-EPR, bien que favorable au renforcement du rôle de proposition des conseils d’école, ne peut accepter le décret en l’état. La position dogmatique de maintenir 5 demi-journées n’a pour effet que de museler les propositions des équipes. La CFTC-EPR souhaite que les conseils d’école puissent proposer dans le cadre de ce décret une organisation sur 8 demi-journées sans la contrainte de la répartition sur les 5 matinées. L’argumentaire sur le bien être des enfants, est devenu obsolète vu l’absurdité de certaines organisations de la semaine scolaire.

La CFTC-EPR restera mobilisée sur ce dossier. Favorable à la semaine de 4 jours, La CFTC-EPR continuera de militer pour l’obtention d’une réelle réforme qui permette une réelle amélioration des conditions de travail des élèves et des enseignants.