Axe 3 – PPCR : Point sur l’évaluation

PPCR axe 3 : Point sur l’évaluation

La rénovation de la carrière des personnels enseignants permet en outre de modifier les finalités de l’évaluation professionnelle, comme le Gouvernement s’y était engagé en 2012. L’objectif est d’en faire un véritable outil de politique de ressources humaines.

L’évaluation doit permettre de plus et mieux faire participer les personnels d’inspection et, dans le second degré, les personnels de direction au pilotage pédagogique, à la formation continue, au suivi et au conseil individuels et/ou collectifs ainsi qu’à l’accompagnement des personnels enseignants dans le cadre de leur exercice et de leurs parcours professionnels.

Notre analyse :

Nous notons que les inspections de classe, longuement décriées, en tant que telles disparaissent tout simplement, laissant la place à 4 grandes rencontres de carrière pour faire le point de manière approfondie et objectivée sur son parcours.

Aussi, on ne parle plus d’inspection mais d’évaluation, qui doit permettre de faire participer davantage les personnels d’inspection et, dans le second degré, les personnels de direction au pilotage pédagogique, à la formation continue, au suivi et au conseil individuels et/ou collectifs ainsi qu’à l’accompagnement des personnels enseignants dans le cadre de leur exercice et de leurs parcours professionnels.

La CFTC-EPR est vivement intéressée par ce point, mais demande à ce qu’un couplage avec des formations proposées aux intéressés soit réalisé pour mettre à profit les conseils et orientations issus de ces rendez-vous. De plus, il n’est pas précisé les modalités, le contenu et les critères d’appréciation de ces évaluations.

L’évaluation doit avant tout rester un outil de formation, de progression et d’accompagnement des enseignants tout au long de leur carrière. Cela implique la disparition de la note pédagogique. Aussi, la CFTC-EPR sollicite la mise en place d’un nouveau protocole d’évaluation, comprenant une grille objective, commun à toutes les Académies, et surtout à tous les IEN, ainsi qu’un condensé des attentes. Il doit également contenir un dispositif permettant à chaque personnel d’organiser sa carrière et de disposer d’un projet personnel individuel de carrière à long terme incluant des possibilités de mobilité réelles.

À deux reprises au premier grade (au 6e et au 8e échelon), à la suite d’un rendez- vous faisant le point sur leur carrière (autour de la 7e année puis de la 13e année de carrière), 30 % des personnels enseignants pourront bénéficier d’une accélération de leur carrière d’une année. Sous l’effet de deux accélérations, la durée du premier grade pourra être ramenée à vingt-quatre ans.

Le syndicat CFTC-EPR s’interroge sur la faisabilité objective d’une telle accélération ? Qui décidera d’accélérer la carrière de deux ans ? L’inspecteur qui rencontrera le personnel trois fois dans toute sa carrière ? Et quels seront les critères d’une telle avancée ?

 

En conclusion :

La CFTC-EPR note des avancées dont on ne peut pas se plaindre. Cependant, face à ces nombreuses questions sans réponses actuellement, elle restera vigilante sur la définition des critères de sélection de certaines accélérations.

Au premier septembre 2017, la carrière rénovée entre en vigueur ! Au final, le concept reste honorable, mais tout reste à définir…

Nous resterons vigilant et nous participerons à la définition de chaque phase, dans l’intérêt de tous les enseignants.