La CFTC EPR demande le statut de la direction d’école.

La CFTC EPR prend note des 16 engagements pour l’amélioration de l’exercice du métier de directeur d’école, notifiés par Madame la Ministre de l’Education Nationale.

L’intention est bonne nous dira-t-on !

Non ! Ca suffit ! Pour la CFTC-EPR, le compte n’y est pas ! Les directeurs d’école demandent à être véritablement entendus ! Ce ne sont que des « mesurettes » qui engagent peu notre gouvernement.

L’école a beaucoup évolué au fil des différentes réformes. La situation administrative des écoles du 1er degré ne correspond plus désormais à la réalité du terrain.

Les directeurs voient au quotidien leurs obligations s’empiler, leurs responsabilités de plus en plus exposées sans aucune évolution de leur situation administrative.

 Face à la situation actuelle de l’école, il est nécessaire que des modifications se fassent pour les directeurs d’école, tant dans leurs pratiques quotidiennes qu’au niveau administratif.

Ces derniers n’en peuvent plus et attendent beaucoup de nos décideurs !

Pour la CFTC-EPR, il est important que ces modifications prennent en compte les attentes et les revendications de nos adhérents.

 

En vingt ans, l’école a évolué tant au niveau des programmes que de la formation. Les tâches n’arrêtent pas de s’accumuler : PPRE, accompagnement éducatif, aide personnalisée, hygiène et sécurité (PPMS, document unique…), relation écoles/familles, projet d’école, relation écoles/partenaires, orientation, AFFELNET, harmonisation du 3ème cycle avec les enseignants du collège, Base élèves, réunions diverses…

A l’inverse,  les moyens eux n’ont pas évolué, bien au contraire… La cause peut en être aux restrictions budgétaires imposées à la profession et qui font du directeur d’école un personnel corvéable à merci, responsable de tout, mais ne pouvant prendre aucune décision.

Dans son rapport de 2008 sur la direction d’école commandé par le gouvernement, le député Frédéric REISS, affirme que : « si dans la loi, on dresse la liste de toutes les responsabilités incombant aux  directeurs, il en ressort clairement qu’ils n’ont pas les moyens de les assumer. Il y a tellement de choses auxquelles ils doivent porter attention qu’en cas de conflit dur, ils sont totalement démunis. »

Sur le terrain,  les revendications de la CFTC-EPR ont toujours été claires :

– Un statut pour tous les directeurs d’école aussi bien pour ceux  en poste que pour ceux désirant le devenir.

– Statut qui définirait le rôle du directeur, ses droits et devoirs, les moyens financiers, humains et matériels dont il disposerait afin de mener sa mission.

– Statut qui prévoit une formation adéquate commençant dès sa prise de fonction et tout au long de la carrière.

– De réelles perspectives de carrière avec une possibilité d’intégrer d’autres administrations, d’autres corps de direction, notamment par la mise en place d’une passerelle, par liste d’aptitude au poste de chef d’établissement du secondaire au bout de 15 ans de direction, signe de la reconnaissance de l’expérience.

– Statut qui prévoirait une grille de salaire attrayante.

La revendication de la CFTC-EPR fait désormais son chemin au point même que certaines organisations syndicales, jusque-là réfractaires et revendiquant une direction collégiale de l’école, réfléchissent désormais sur le métier de directeur d’école.

Tous s’accordent à dire que l’évolution des conditions de travail du directeur d’école améliorera les conditions d’accueil, la scolarité des élèves à l’école, ainsi que le mieux-être de toute la communauté éducative. Si le directeur d’école dispose de textes clairs lui attribuant des devoirs et droits, en lui accordant de véritables moyens pour exécuter ses missions, ce sont les parents, les élèves et les enseignants qui seront les plus grands bénéficiaires de cette avancée.

 

Aussi, à quand la mise en place de ce statut ? Quel est celui qui osera le mettre en place ?