Non à la réforme de l’orthographe

Le 5 février la ministre de l’Education Nationale a publié un décret sur la réforme de l’orthographe.

Cependant celle-ci s’inscrit dans la lignée des réformes précédentes. En effet la réforme des rythmes scolaires dans le premier degré, la réforme des collèges et la réforme de l’orthographe n’ont de cesse que de niveler le niveau scolaire vers le bas.

Jusqu’où ira t-on ? A quoi bon confirmer que la dictée doit être un exercice quotidien, si toutes les bases de l’orthographe disparaissent ou deviennent inutiles?

De plus, Contrairement à ce qui était annoncé dans différents médias, cette évolution n’est pas du fait de l’Académie Française. Dans ses différentes interventions (le Figaro 13 février 2016) , Hélène Carrère d’Encausse, secrétaire perpétuelle de l’académie, réaffirme l’opposition de cette institution à toute réforme de l’orthographe.

Pour la Cftc – Epr la baisse des exigences n’est pas la solution pour répondre aux besoins et aux difficultés d’apprentissage des élèves. Ce n’est pas en supprimant les symptômes que les maux disparaîtront. Nous partageons entièrement l’analyse de Hélène Carrère d’Encausse: « Le problème n’est pas d’offrir des facilités aux élèves, de conserver ou non l’accent circonflexe mais de revoir totalement notre système éducatif. »

Aussi, nous nous opposons à cette énième réforme. Notre système orthographique fait partie intégrante de notre patrimoine, de notre Histoire.
La Cftc – Epr appelle l’ensemble de ses sympathisants et militants à signer la pétition pour dire non à cette réforme difficilement applicable en classe et qui entraînera davantage de confusions et de pertes de repères chez les élèves.