Temps partiel

Devant l’enjeu du dossier de l’obtention des temps partiels et plus particulièrement celui à 80%, la CFTC-EPR a interpellé la Secrétaire d’Etat en charge de l’Egalité entre les hommes et les femmes.

En effet, la CFTC-EPR constate que de plus en plus de collègues se voient invoquer comme raison de rejet de leur demande d’un temps partiel, la « nécessité de service » et donc se la voient refuser. (ou tout au moins la quotité demandée).

Pour la CFTC-EPR, ce refus est inadmissible. La réponse qui nous a été donnée par le Ministère de l’Éducation Nationale dernièrement ne nous satisfait pas, à savoir la couverture de tous les postes dans une académie.

Le temps partiel est un droit : l’agent qui choisit de travailler à temps partiel choisit en même temps une rémunération partielle.

Il est important de savoir que plus de 80 % des emplois à temps partiel sont occupés par des femmes (source Conseil Économique Social et Environnemental et Ministère de l’Education Nationale en 2017) ; rappelons aussi que plus de 80 % des enseignants du Premier Degré sont … des enseignantes.

De plus, de nombreuses femmes demandent un exercice à temps partiel que la CFTC-EPR qualifie de « subi ». En effet, dans la plupart des académies, elles sont nommées, en début de carrière (voire avec 15 à 20 ans d’ancienneté)  à 30, 50 et même plus de 100 kilomètres de leur lieu de domicile ! Elles choisissent dans ces cas-là de « sacrifier » une partie de leur rémunération et de leur projet professionnel pour pouvoir vivre « normalement ».

Le temps partiel est un moyen d’aider l’agent.
En effet, en diminuant son temps de travail, il peut diminuer sa fatigue, trouver ou retrouver un équilibre familial, et, il peut aussi être dans de meilleures conditions pour bien travailler.

La CFTC-EPR continuera de défendre ce dispositif qui se retrouve mis en cause depuis quelques années.