Contractuels, vous n’êtes pas des variables d’ajustement…

Cette rentrée encore, illustre le scandale du traitement des contractuels.

Combien ont attendu quelques jours avant la rentrée avant d’avoir une affectation, mettant fin pour ceux qui étaient reconduits, à deux mois sans salaire, d’angoisse quant à l’incertitude d’être repris ou pas, au gré des « trous », pardon des places vacantes dans les académies, qui pour la plupart étaient déjà prévues depuis plusieurs mois ?

Nombreux sont les contractuels qui passés par « le bizutage ». Ils ont acquis des compétences au gré de leurs postes dans divers établissements, divers services et prouvé, ce qui paraît primordial pour notre administration, qu’ils savent faire preuve de « flexibilité », qu’ils savent courber l’échine, pour accepter des postes loin de leur domicile, sur plusieurs établissements et accepter des contrats entrecoupés des vacances à avec un salaire au plus bas de l’échelle !

Est-ce à eux de payer pour les lacunes de l’organisation interne de notre politique de « ressources humaines » ? Ce sont les dégâts collatéraux de la politique aussi inhumaine et technocrate la qualifiant (Gestion prévisionnelles des emplois et des compétences).  Quelle est d’ailleurs « l’efficience » de cette politique menant à dégouter des contractuels compétents ? A-t-on quantifié le temps passé à former encore et toujours des nouveaux personnels et la qualité des services rendus avec des personnels non formés placés dans « des trous » ?

Est-ce à eux de payer pour les coupes budgétaires ? Les contractuels ont-ils des loyers et des factures à payer pendant les vacances ? Pourquoi ont-ils les salaires les plus bas de l’échelle alors qu’ils ont, pour la plupart, travaillé auparavant ?

N’est-ce pas un comble que le service public n’arrive pas à la cheville du privé concernant la dé précarisation des contrats à durée déterminée ? Est-ce acceptable que des contractuels restent pendant des années dans cette situation aussi précaire ?

La CFTC-EPR défend une égalité de traitement, avec une limitation du cumul des contrats à durée déterminée à l’instar du privé.

La CFTC-EPR exige le respect des contractuels. Ils permettent de « huiler » la grande machine de l’Education nationale et ils doivent être respectés comme personnes ayant une vie à vivre décemment, des compétences qui doivent être reconnues, un besoin de stabilité nécessaire pour se projeter dans un avenir à court et à moyen terme.

Pour la CFTC EPR, les contractuels, ne doivent pas être des variables d’ajustement. La CFTC-EPR exige qu’ils soient respectés en toute humanité !