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Sciences cognitives et apprentissages, quels liens ?

Il y a quelques années encore les liens entre le cerveau et les apprentissages étaient encore ténus car nos connaissances sur ce dernier étaient limitées.

Mais depuis ces 15 dernières années, elles ont beaucoup progressé, notamment grâce aux nouvelles technologies. On peut citer l’IRM fonctionnel qui permet non seulement d’avoir des images de notre cerveau mais aussi de son activité.

            Il n’a pas fallu longtemps pour que l’on mesure l’importance de ces connaissances sur le cerveau pour l’éducation, pour les enseignants et leurs pratiques de classe. Même si certains pensent que la psychologie cognitive est suffisante pour aider les enseignants. Que d’autres font des expérimentations qui débouchent sur de fausses croyances : les neuromythes (les styles d’apprentissage, le cerveau gauche analytique et le cerveau droit pour la créativité…). Et malgré toute une littérature soi-disant de vulgarisation qui véhicule ces neuromythes, ou extrapole à partir de véritables connaissances sur le cerveau. Nous devons vraiment y faire attention en tant qu’enseignant, car cette littérature s’appuie essentiellement sur nos convictions (du domaine du ressenti donc) et non sur des données probantes (scientifiquement prouvées).

            Alors, est-ce que connaître le cerveau peut vraiment nous aider à mieux enseigner ? En d’autres termes, est-ce que comprendre les processus cérébraux peut nous permettre de mieux enseigner ?

            Je vous propose de me suivre à travers les données probantes issus de la recherche pour vous en faire votre idée. Je me permettrai d’y ajouter par petites touches mes expériences personnelles dans ce domaine. En effet, j’ai une classe qui porte le label cogni’classe : une classe qui parle du cerveau, qui utilise ces données pour aider tous les élèves dans leurs apprentissages.

            Pour commencer citons 3 grandes découvertes qui permettent d’établir un lien entre neurosciences et éducation, nous y reviendrons dans les prochains articles :

*La plasticité cérébrale : l’apprentissage modifie la structure du cerveau, les connexions neuronales.

*L’architecture même du cerveau influence l’apprentissage (la manière dont sont connectés les neurones).

*L’enseignement, c’est-à-dire la façon d’enseigner, les choix pédagogiques vont avoir un impact sur le développement du cerveau.

            Ces découvertes entraînent pour les enseignants d’autres postures, d’autres pratiques de classe qui touchent des processus d’apprentissages tels que : la mémorisation, l’attention, la compréhension… Si cela vous intéresse, nous verrons cela dans un prochain article !

Pour aller plus loin :

*Les conférences de Steve Masson, Professeur en neuroéducation à l’université du Québec sur youtube.

*Vous pouvez aussi vous abonner à sa chaîne youtube : « Cerveau et apprentissage : comprendre le cerveau pour mieux apprendre » : https://www.youtube.com/channel/UCXq2GT2hJPq6HxHQJqWoLNg

*Le site : https://sciences-cognitives.fr/ apprendre et former avec les sciences cognitives de Mr Jean Luc Berthier et son équipe.

Nathalie TECHER

Région Grand Est : Le tout numérique ne passe pas !

Monsieur le Ministre,
La CFTC-EPR s’interroge sur la crédibilité et la sincérité de ces donneurs de leçons qui ont osé élever leur voix contre la modalité du  « TOUT NUMERIQUE » initiée dans le Grand Est avec le projet « Lycée 4.0 » !
Les articles sont trop nombreux pour les citer tous, mais il suffit de lire la presse du Grand Est pour constater les nombreux articles sur le sujet !
Aussi, la CFTC-EPR s’interroge sur la prise en compte de ces signaleurs :
1) Quid des scientifiques de Princeton qui préconisent les prises de  notes manuelles plutôt qu’avec l’aide d’un clavier : «  »en amphithéâtre, les étudiants qui prennent des notes sur claviers ont beaucoup plus de difficulté à suivre le rythme de l’orateur et ne peuvent pas prendre ce temps de l’analyse. Ainsi, ce format d’écriture, plus lent, pousse à beaucoup plus s’intéresser à la forme, détournant d’autant l’attention du sens. »  (d’après le site  https://www.epopia.com/blog/memorise-mieux-ecrivant-avec-stylo-que-ordinateur/ consulté le 21.09.2019)
–> a) cf. l’article :  https://journals.sagepub.com/doi/abs/10.1177/0956797614524581
« The Pen Is Mightier Than the Keyboard: Advantages of Longhand Over Laptop Note Taking » Pam A. MuellerDaniel M. Oppenheimer, Psychological Science,23 avril 2014 
 
–> b)  cf aussi l’article « Correction » paru sur le site : https://journals.sagepub.com/doi/full/10.1177/0956797618781773, « Corrigendum : The Pen Is Mightier Than the Keyboard: Advantages of Longhand Over Laptop Note Taking », 31 juillet  2018 , consulté le 21.09.2019
 
2) Quid des psychologues qui nous conseillent d’écrire à la main :  » L’écriture n’est pas seulement un moyen de communication. C’est aussi un outil pour entraîner et stimuler votre mémoire »
–>   cf. l’article https://www.atelierartsetlettres.fr/2016/03/22/comment-écrire-vous-aide-à -stimuler-votre-mémoire/ consulté le 21.09.2019
 
2bis) Quid de celles et ceux qui osent déclarer : « Utilisez en priorité les moyens mnémotechniques visuels. Quand vous lisez un passage difficile ou nouveau, ayez toujours un crayon à la main, notez ce que vous voulez retenir, les mots nouveaux, faites un dessin, puis récapitulez sur un grand tableau avec des flèches. »
–> cf l’article : https://www.reussirmavie.net/Memorisation-trouver-sa-strategie_a143.html, consulté le 21.09.2019
 
3) Quid du « Collectif Serexposition Ecran » qui se permet de poser la question : » Exposition aux écrans : qui défend-on, les enfants ou l’industrie du numérique ? »
–> cf l’article http://www.surexpositionecrans.org/alerte-sur-une-epidemie-de-troubles-cognitifs-de-troubles-du-psychisme-et-de-troubles-du-langage/ (« Cose publie une tribune dans « Le Monde », CoSE15 janvier 2019 consulté le 21.09.2019)
 
4) Quid des professeurs d’université qui se permettent de porter un jugement sur la prise de note électronique de leurs étudiants :  » On entend un cliquetis tout au long du cours. Évidemment, l’inquiétude que nous avons, c’est de savoir si, pendant la frappe, ils arrivent à assimiler et à comprendre ce que nous leur expliquons.
–>cf l’article : https://www.franceinter.fr/emissions/le-zoom-de-la-redaction/le-zoom-de-la-redaction-07-mai-2014 (« La fin de l’écriture manuscrite ? »,  consulté le 21.09.2019)
 
5) Quid des parents qui osent s’informer en lisant la presse étrangère :  « Que dit l’une des études les plus complètes sur l’impact des ondes électromagnétiques sur la santé. Smartphones, wifi et antennes sont-ils dangereux? Une étude américaine a testé sur des années le rôle des ondes sur des souris. »
–> cf l’article : https://www.huffingtonpost.fr/2018/02/05/que-dit-lune-des-etudes-les-plus-completes-sur-limpact-des-ondes-electromagnetiques-sur-la-sante_a_23353210/ (daté du 05/02/2018, consulté le 21.09.2019)
La CFTC-EPR ne peut accepter que l’on refuse d’admettre l’évidence et que l’on puisse se permettre de refuser d’écouter les professionnels en la matière !
La CFTC-EPR vous demande, Monsieur le Ministre, de revoir votre copie et de stopper le tout numérique, qui risque d’être une catastrophe pour l’avenir de nos élèves !
 
Signé Alain GOLFIER

Nous vous prions de nous excuser de la gêne occasionnée, ces espaces sont en cours de construction.

Le PIAL…

PIAL

Un nouvel acronyme dans notre profession auquel nous allons une fois de plus nous habituer…

Le PIAL (au pluriel les PIAL, ne l’ajouter surtout pas à la liste des noms communs en al qui font leur pluriel en aux !) est donc le nouveau sigle de la rentrée 2019 : Pôle Inclusif d’Accompagnement Localisé.

Son objectif est, comme souvent dans l’Education Nationale, louable : mieux répartir et coordonner les interventions des AESH (ex AVS) en fonction des besoins et des emplois du temps des élèves concernés.

Jusqu’à présent ce travail était réalisé, parmi une multitude de tâches,  par les enseignants référents. La mise en place de ces PIAL pourrait donc être une mesure qui allègerait les emplois du temps extrêmement lourds de ces enseignants référents.

Cependant, la CFTC EPR  espère que le caractère administratif de ces PIAL ne sera pas déconnecté de la réalité du terrain et donc de l’humain.

Pour la CFTC EPR, seule une étroite collaboration entre PIAL et enseignant référent pourra permettre d’atteindre les objectifs qui ont été fixés par le Ministère.

En attendant un bilan que nous aurons l’occasion de faire avec les professionnels de l’AESH, la CFTC EPR se donne du temps pour observer la mise en place réelle du dispositif sur le terrain, discuter avec les enseignants sur son efficacité et l’impact sur le fonctionnement de l’école.