Auteur : olivier VIENNE

 

La revalorisation des enseignants, le serpent de mer du quinquennat !

Gabriel ATTAL, porte-parole du gouvernement, a déclaré sur BFM, le 19 septembre dernier, « qu’à la fin du quinquennat, il n’y aura pas un professeur qui gagne moins de 2000 euros nets par mois ».

Quand on connaît le montant du traitement net d’un professeur en début de carrière, autour de 1500 euros nets par mois, la CFTC-EPR ne peut qu’applaudir et poser une simple question : à quand la revalorisation réelle promise par le porte-parole ? Car ce n’est pas avec la revalorisation promise par Jean Michel BLANQUER pour 2022, autour de 30 euros par mois supplémentaire, que l’on va atteindre ce niveau, même après 10 ans d’ancienneté.

De plus, le dernier rapport de l’OCDE affirme une nouvelle fois que les enseignants français sont toujours mal payés malgré les promesses de revalorisation de notre ministre. Le coût salarial d’un enseignant français se situe entre la Pologne et la Slovénie. Il est loin derrière les pays développés, ce qui fait que la France se situe au 22e rang sur 33 pour ce coût salarial des enseignants.

La CFTC-EPR ne peut que réitérer une nouvelle fois sa demande de revalorisation générale et nette des enseignants français et plus largement de tous les personnels de l’Education nationale.

A noter que les enseignants français travaillent autant et si ce n’est plus en moyenne que leurs collègues des autres pays développés selon l’OCDE. Un enseignant français travaille à hauteur de 900 heures par an en élémentaire contre 791 heures, et 720 heures par an pour le collège contre 723 heures pour les pays étudiés par l’OCDE.

Cette étude infirme la rumeur selon laquelle l’enseignant français ne travaillerait pas suffisamment en comparaison d’autres pays.

Propositions dans le cadre de l’Education Prioritaire…

Lors de la rencontre avec la conseillère sociale territoire, Madame Nathalie VILACEQUE, en présence de l’IA DAASEN de la REUNION, Monsieur SALES, dans le cadre de la venue à la REUNION de la Secrétaire d’Etat, Madame Nathalie ELIMAS, la délégation de l’URS CFTC REUNION MAYOTTE, composée des responsables de la CFTC Enseignement Public et Recherche, ont pu échanger sur la situation de l’Education Prioritaire à la Réunion, et ont été force de proposition pour l’Education Prioritaire, en général.

Lire la suite…

Un nouveau module de formation pour tous dés la rentrée : une formation LAÏCITÉ

Un nouveau module de formation pour TOUS dès la rentrée : Une formation LAÏCITE

Jean Michel BLANQUER vient d’annoncer qu’il reprenait plusieurs mesures du rapport de Jean Pierre OBIN, ancien inspecteur général de l’Education Nationale, rapport qui sera bientôt publié. Parmi ces mesures, il y aura une formation pour TOUS les personnels de l’Education nationale dès la rentrée et d’ici les 4 prochaines années.

Notre ministre veut que chaque personnel puisse comprendre ce qu’est la laïcité, ce qu’elle implique et ce qu’elle permet.

La CFTC-EPR est favorable à la création de ce module de formation. Ce module doit pour être efficace s’inscrire dans un cadre bien déterminé.

Tout d’abord, une question de fond. Si dans cette formation proposée, il s’agit simplement de rappeler une énième fois, les valeurs de la République et de la société, le vivre ensemble et le respect de chacun, l’objectif affiché ne sera pas rempli. Ce sera une nouvelle fois de l’affichage à l’instar de l’apposition de la charte de la laïcité dans toutes les salles de classe. Qui s’en souvient ?

Pour une formation réussie, il faut un travail historique, politique, religieux et philosophique précis et sérieux pour montrer l’aboutissement qu’a été la loi de séparation des Eglises et de l’Etat.

Cette formation devra permettre aussi de rafraîchir certaines connaissances mais elle ne sera pas une arme suffisante pour faire vivre ces principes de laïcité. Il faudra prendre en compte la question de la vie en société qui dépasse de loin l’Education nationale.

Enfin, une alerte par rapport à la prochaine présidentielle qui se profile. Notre ministre souhaite-t-il être le Monsieur Laïcité du Président de la République pour sa future campagne ? La CFTC-EPR sera attentive à la distinction entre formation sérieuse et profitable à tous et campagne de promotion.

Tuteur désigné sur la base du « volontariat »

Publié au BO du 24 décembre dernier , le nouveau dispositif organisant le recrutement des professeurs entre en vigueur afin de préparer la prochaine année scolaire.

La mesure phare de ce changement est la mise en place d’un parcours en alternance prenant la forme d’un contrat de travail au cours du master MEEF.

Cette mesure que nous avions dénoncée aussitôt se concrétise malheureusement maintenant.

Les étudiants bénéficieront d’un tutorat mixte assuré conjointement par un tuteur de terrain désigné et par un personnel de l’INSPE.
Ce tuteur de terrain désigné « sur la base du volontariat » par l’IEN exerce les fonctions de maître d’apprentissage et conseille le contractuel alternant.
Identifié pour ses qualités professionnelles, il est chargé du suivi et de l’accompagnement du contractuel.

Derrière le mot volontariat, Monsieur le Ministre, il y a » volontaire. » Ce n’est pas en imposant quelque chose que l’on réussit.

Ne trouvez-vous pas, Monsieur le Ministre, que nos collègues directeurs ont assez de travail pour leur imposer cette tâche supplémentaire ?

Est-ce que rémunérer ces mêmes directeurs à hauteur de 600 € pour exercer cette fonction de tuteur fait partie de votre revalorisation des salaires ?

La CFTC-EPR confirme HAUT ET FORT son opposition à cette injonction : qu’elle soit faite à un directeur ou à un de ses adjoints.

Cette mesure ne peut être mise en place que sur le VOLONTARIAT.