Catégorie : Actualités

 

Non à l’autorité fonctionnelle des collectivités sur l’adjoint-gestionnaire !

Non à l’autorité fonctionnelle des collectivités sur l’adjoint-gestionnaire !

Le gouvernement a réintroduit à quelques jours de son examen à l’Assemblée Nationale un amendement dans la loi relative à la différenciation, la décentralisation, la déconcentration visant à établir l’autorité fonctionnelle des collectivités territoriales sur l’adjoint-gestionnaire.

La CFTC- EPR s’oppose à cet amendement car il fragilise l’adjoint-gestionnaire, il est inapplicable. La méthode est peu respectueuse du dialogue social et particulièrement mal venue en ces temps d’investissement exceptionnel des gestionnaires dans la gestion de la crise.

Sur le fond, le gestionnaire est fragilisé sous une double autorité : l’autorité hiérarchique du chef d’établissement et l’autorité fonctionnelle, mal définie, du côté de la collectivité. Il serait dans une position inconfortable au sein de l’équipe de direction. Il pourrait bien se retrouver tiraillé entre ses deux autorités. Pour la CFTC-EPR l’autorité fonctionnelle telle qu’elle est introduite est une côte fort mal taillée.

L’autorité fonctionnelle, est moins claire que l’autorité hiérarchique. En effet, l’adjoint gestionnaire a bien pour supérieur hiérarchique le chef d’établissement et cela est légitime par sa proximité. Si l’adjoint-gestionnaire connait bien l’exercice de l’autorité fonctionnelle, étant lui-même l’autorité fonctionnelle des agents techniques territoriaux dans les établissements, l’exercice de celle-ci est bien moins évidente de la part de la collectivité sur l’adjoint gestionnaire.

Les partenaires des collectivités de l’adjoint gestionnaire sont aussi variés que leurs nombreuses missions, lequel serait le plus légitime ? Aucun n’a la vision globale ni la proximité nécessaire.

Sur la forme, la méthode est déplorable. Cet amendement est réintroduit à la hussarde par le gouvernement à quelques jours de l’examen de la loi. 

L’amendement sur l’autorité fonctionnelle avait été examiné lors du débat du  projet de loi 4D relatif à la différenciation, la décentralisation, la déconcentration et portant diverses mesures de simplification de l’action publique locale en début d’année. Le fruit des auditions, des positions unanimes des syndicats au conseil supérieur de l’éducation ont conduit à l’abandon de celui-ci dans la proposition de loi définitive.

De là à considérer que les adjoints gestionnaires peuvent être maltraités et qu’ils peuvent bien servir de fusibles pour plaire à certaines collectivités territoriales il n’y a qu’un pas !

Quel manque de considération pour ceux qui sont en première ligne dans la mise en œuvre des protocoles sanitaires ! Ceux qui ont le souci quotidien de faire en sorte de limiter les risques de transmission afin de garder les établissements scolaires ouverts ! Quel crédit apporter aux remerciements du ministre et du recteur, alors que les gestionnaires sont si mal traités par le gouvernement à travers cet amendement !

Cette réintroduction de l’autorité fonctionnelle est autoritaire, hors sol, inapplicable, elle fragilise le gestionnaire et est vécue comme une offense !

Loi 3DS et adjoint-gestionnaire : la CFTC-EPR agit par l’envoi de ce courrier aux députés de circonscriptions : Faites de même, copiez collez ce courrier et envoyez-le à votre député et à votre sénateur avec votre signature, fonction et établissement. Il est encore temps d’agir.

Courrier à copier et à coller

Premier degré et gestion de la pandémie…

Une fois de plus au gré du virus, des variants et maintenant des sous-variants nous naviguons à vue espérant chaque jour ne pas avoir loupé un effet d’annonce modifiant le protocole en vigueur.

Si la gestion des gestes barrière (avec ou sans s selon votre humeur !) est acquise par chacun d’entre nous, que dire des mesures de ventilation et autres conséquences pratiques vécues quotidiennement…

Chaque jour un cas contact de plus ou de moins , un cas positif en moins dans une classe, en plus dans une autre et directeurs et professeurs jonglent dans l’imbroglio juridique pondu par les hautes sphères de l’Etat avec un seul mot d’ordre : y a qu’à, faut que …

Chaque jour directrices et directeurs, appellent au secours leur IEN afin de voir comment gérer telle classe non remplacée que l’on ne peut répartir pour éviter le sacro-saint brassage qui au demeurant n’existe que dans l’Education Nationale !

Il paraîtrait inimaginable de demander aux directeurs de centres commerciaux, aux responsables de centres de loisirs et sportifs, à toute autre administration de limiter le brassage par niveau !

Et en bons soldats que nous sommes, nous reprenons notre éternel leitmotiv « bidouillage et bricolage les deux mamelles de l’Education Nationale » qui permettent à cette immense entreprise de survivre…

« Ô rage ! ô désespoir ! »  comme disait Monsieur Corneille, verra-t-on un jour une amélioration venir ?

La CFTC-EPR continue de se battre à vos côtés pour qu’enfin des solutions pérennes soient trouvées afin d’aider directeurs et collègues enseignants dans leur métier.

Demande de « forfait Mobilités Durables »

Pour bénéficier cette année du FMD, les agents de la fonction publique qui vont travailler à vélo ou en covoiturage doivent faire leur demande avant le 31 décembre 2021.

Toutes les informations concernant la FMD est disponible ici.

La demande à effectuer est disponible ci-dessous (à imprimer et à transmettre à votre hiérarchie).

formulaire_fmd_2021

 

La revalorisation des enseignants, le serpent de mer du quinquennat !

Gabriel ATTAL, porte-parole du gouvernement, a déclaré sur BFM, le 19 septembre dernier, « qu’à la fin du quinquennat, il n’y aura pas un professeur qui gagne moins de 2000 euros nets par mois ».

Quand on connaît le montant du traitement net d’un professeur en début de carrière, autour de 1500 euros nets par mois, la CFTC-EPR ne peut qu’applaudir et poser une simple question : à quand la revalorisation réelle promise par le porte-parole ? Car ce n’est pas avec la revalorisation promise par Jean Michel BLANQUER pour 2022, autour de 30 euros par mois supplémentaire, que l’on va atteindre ce niveau, même après 10 ans d’ancienneté.

De plus, le dernier rapport de l’OCDE affirme une nouvelle fois que les enseignants français sont toujours mal payés malgré les promesses de revalorisation de notre ministre. Le coût salarial d’un enseignant français se situe entre la Pologne et la Slovénie. Il est loin derrière les pays développés, ce qui fait que la France se situe au 22e rang sur 33 pour ce coût salarial des enseignants.

La CFTC-EPR ne peut que réitérer une nouvelle fois sa demande de revalorisation générale et nette des enseignants français et plus largement de tous les personnels de l’Education nationale.

A noter que les enseignants français travaillent autant et si ce n’est plus en moyenne que leurs collègues des autres pays développés selon l’OCDE. Un enseignant français travaille à hauteur de 900 heures par an en élémentaire contre 791 heures, et 720 heures par an pour le collège contre 723 heures pour les pays étudiés par l’OCDE.

Cette étude infirme la rumeur selon laquelle l’enseignant français ne travaillerait pas suffisamment en comparaison d’autres pays.