Catégorie : Actualités

 

Qu’est-ce que le Bachelor Universitaire de Technologie (B.U.T.) ?

Il s’agit du nouveau diplôme du grade de licence (organisé en 180 ECTS) qui sera déployé à marche forcée dans les 111 IUT sur tout le territoire à compter de septembre 2021.

D’après le ministère de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, le BUT ne présente que des atouts :

  • Des pédagogies innovantes et des contenus de formations adaptés aux métiers d’aujourd’hui et de demain
  • Un diplôme intégré au système LMD et une attractivité renforcée par rapport aux autres formations de niveau européen
  • Des programmes nationaux permettant l’accueil d’au moins 50% de bacheliers technologiques et la réussite de tous les étudiants
  • Des volumes horaires favorisant un apprentissage académique et professionnalisant tout en laissant à l’étudiant une autonomie (2 000h pour les spécialités « secondaires » et 1 800h pour les spécialités « tertiaires » auxquelles s’ajoutent 600 h de projets tutorés)
  • Une réorganisation des rythmes d’apprentissage sur l’ensemble du parcours dans la perspective d’une plus grande diversité des profils des futurs bacheliers
  • Une attractivité et une visibilité renforcées grâce à des programmes nationaux intégrant 30% d’adaptation locale afin d’offrir une plus grande adéquation avec chaque territoire
  • Une meilleure articulation du parcours avec les autres formations du cycle L (LG, LP, BTS, CPGE), à travers des passerelles
  • Une personnalisation des parcours et une hybridation des publics (formation initiale et formation tout au long de la vie)

En tout, le BUT comptera 24 spécialités, 85 parcours, 1/3 d’adaptation locale.

La CFTC-EPR reconnaît les avantages de ce nouveau diplôme et n’est pas opposée à sa création.

La CFTC-EPR voit cependant des problèmes soulevés par sa mise en place sans recrutement supplémentaire de personnels enseignants et administratifs et à budget constant.

La CFTC-EPR demande au ministère de prévoir un financement pour l’année d’études supplémentaire et le recrutement de personnels.

Agenda social et direction d’école : les délégations de compétences…

Le deuxième groupe de travail de l’agenda social sur la direction d’école portant sur les délégations de compétences s’est réuni le mercredi 23 avril.

Pour rappel, la CFTC-EPR sollicite un statut de la direction d’école dans lequel seraient définis les prérogatives, les droits et devoirs des directeurs et directrices d’école, mais aussi les moyens pour mener à bien leurs missions, dans leur intérêt mais aussi celui de l’école et de son fonctionnement.

En attendant ce jour de grâce, la CFTC-EPR tient ici à rappeler ses exigences concernant la délégation de compétences :

. Le directeur d’école doit avoir toutes les coudées franches pour mener à bien ses missions.

. Toutes les validations supplémentaires par l’IEN doivent être abrogées : validation des passages de classes, des redoublements, du projet d’école, des courriers à effectuer à la municipalité, des intervenants…

. La possibilité de choisir les orientations pédagogiques de l’école dans le cadre de la formation des équipes et notamment dans le cadre des animations pédagogiques.

. Chaque école doit disposer de matériel informatique (ou tablette) dans toutes les classes pour effectuer les tâches mineures qui lui incombent et qui prennent une place importante au quotidien, comme le relevé des absences dans les classes, l’appel des parents (qui pourrait se faire directement, suite à l’information sur la plateforme par l’enseignant de la classe…), le transfert d’information, la signature de documents…

. Le directeur d’école doit pouvoir signer tous les documents relatifs au fonctionnement de l’école : convention de stage, convention avec les partenaires, convention de mise à disposition de salles avec les municipalités…

. Le directeur d’école devrait disposer de moyens juridiques pour pouvoir imposer à la municipalité les travaux urgents à effectuer.

. Chaque directeur d’école doit disposer de formation continue sur son métier : juridiques, organisationnelles…

. De plus, pour la CFTC-EPR, il est important de séparer les compétences des IEN de celles des directrices et directeurs d’école. La CFTC-EPR demande à ce que les IEN s’occupent essentiellement de la partie pédagogie et de son application dans les établissements, les directeurs d’école disposant de l’entière responsabilité de la gestion et du fonctionnement de leur établissement. A cet effet, l’attribution d’un statut à chaque école devient urgente et indispensable.

Salaire des enseignants (suite)

Salaire des enseignants, pourquoi une telle chute ?

Bernard Schwengler apporte plusieurs explications à cette baisse tendancielle :

  • La baisse de la valeur réelle du point d’indice avec la fin de l’indexation de la valeur du point d’indice sur l’inflation puis le gel du point d’indice depuis 2010. Ces deux mesures sont la première explication de la baisse.
  • La hausse des retenues sociales comme la CSG, la CRDS.
  • Le faible niveau de primes dans le salaire enseignant en comparaison par rapport à d’autres corps de la fonction publique d’Etat dont le tableau ci-dessous le prouve.

Tableau sur le taux de prime dans la fonction publique d’Etat de 1982 à 2009 (en % du traitement indiciaire brut) chez les cadres et professions intellectuelles supérieures (PIS). Source : Bernard Schwengler, Salaire des enseignants, la chute, ed L’Harmattan, 2021.

 

1982

1995

2002

2009

Ensemble des cadres et professions intellectuelles supérieures

14,00%

18,00%

16,00%

20,00%

1) Cadres non enseignants

22,00%

36,00%

46,00%

54,00%

Magistrats

20,00%

37,00%

     –

51,00%

Administrateurs civils

30,00%

40,00%

53,00%

64,00%

Ingénieurs des grands corps

36,00%

40,00%

58,00%

74,00%

Attachés et inspecteurs

18,00%

31,00%

40,00%

45,00%

2) Enseignants

9,00%

14,00%

10,00%

11,00%

Professeur des universités

3,00%

10,00%

8,00%

9,00%

Maître de conférences

6,00%

13,00%

9,00%

9,00%

Professeurs agrégés

16,00%

24,00%

18,00%

     –

Professeurs certifiés, professeurs des écoles et assimilés

11,00%

13,00%

9,00%

10,00%

Ce tableau est certes un peu long mais très éclairant sur la différence en termes de taux de prime entre les cadres enseignants et non enseignants.

Cette montée du taux de prime a permis aux cadres non enseignants de compenser les pertes de salaire et le gel progressif du point d’indices ce que n’ a pas permis le faible taux de primes des cadres enseignants.

Ce tableau éclaire aussi les enjeux sur la future ex réforme des retraites si elle est maintenue en l’état. Même en intégrant les taux de prime dans le calcul des pensions, celles des enseignants connaîtra une baisse sensible s’il n’y a pas de hausse sérieuse des salaires pour compenser.

Cette réforme des retraites serait la triple peine pour les enseignants après le gel du point d’indice et donc des salaires et le faible niveau de primes.

Le combat de la CFTC-EPR pour la revalorisation des salaires et donc une juste pension quand l’heure de la retraite sonne, est donc tout à fait sérieux et même essentiel pour l’attractivité future de nos métiers.

Un dernier mot sur la création de la classe exceptionnelle et l’élargissement de l’accès à la hors classe. Bernard Schwengler montre que la classe exceptionnelle permet à peine de rattraper le niveau de salaire de la hors classe dans les années 1980 et donc que l’allongement de la carrière et de l’accès aux classes supérieures est aussi un moyen de freiner l’avancement des salaires.

La CFTC-EPR, dans l’attente d’une véritable revalorisation des salaires, ne peut que porter le combat pour l’accès généralisé à la classe exceptionnelle pour l’ensemble des corps enseignants.

Rappels concernant cette reprise des cours…

Dès qu’un cas positif est confirmé chez les élèves dans une classe, la classe doit être fermée.
De plus, dès qu’un enseignant est absent dans une école et non remplacé, il est formellement interdit de répartir les élèves dans les autres classes (sur le territoire métropolitain) : en effet, nous rappelons que tout brassage des élèves doit être évité.
Tout collègue qui subirait une quelconque pression, voire une injonction de la part de la hiérarchie doit nous contacter aussitôt : si l’organisation de cette reprise est compliquée pour l’administration, les collègues ne sont pas là pour trouver des solutions qui de plus ne seraient pas du tout conformes aux normes sanitaires et qui mettraient ces derniers en faute.
La CFTC-EPR ne souhaite pas la fermeture des classes et encore moins des établissements : en effet, il n’est plus à démontrer les conséquences que de telles mesures ont sur les enfants. Toutefois, les risques de contagiosité du virus, et encore plus des variants, obligent à prendre ces dispositions qui, nous l’espérons, permettront de revenir à une vie normale au plus vite.
Que dire de la mise en place de purificateurs d’air : si un semblant d’effort a été réalisé dans les établissements du second degré, dans le premier degré, l’anarchie sera une fois de plus la loi. En effet, chaque collectivité pourra (ou ne pourra pas !) se pencher sur cette question, et gèrera donc au cas par cas ce sujet pourtant essentiel.
La CFTC-EPR rappelle qu’elle souhaite depuis toujours un statut pour l’école qui permettrait d’éviter ces disparités.
Dernier rappel et non des moindres :
Si les réunions entre personnels ne peuvent être organisées à distance par l’usage de visioconférence, audioconférence ou encore des espaces numériques, les réunions (instance de concertation, de décision, réunions nécessaires à la coordination pédagogique, etc.) peuvent se tenir au sein d’une école ou d’un établissement scolaire dans le strict respect des consignes sanitaires (port du masque / respect de la distanciation d’un mètre entre les personnes). Les réunions regroupant plus de 6 personnes doivent se tenir en audio/visio conférence
La CFTC-EPR reste à votre écoute pour toutes questions.