Mois : mai 2021

 

Qu’est-ce que le Bachelor Universitaire de Technologie (B.U.T.) ?

Il s’agit du nouveau diplôme du grade de licence (organisé en 180 ECTS) qui sera déployé à marche forcée dans les 111 IUT sur tout le territoire à compter de septembre 2021.

D’après le ministère de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, le BUT ne présente que des atouts :

  • Des pédagogies innovantes et des contenus de formations adaptés aux métiers d’aujourd’hui et de demain
  • Un diplôme intégré au système LMD et une attractivité renforcée par rapport aux autres formations de niveau européen
  • Des programmes nationaux permettant l’accueil d’au moins 50% de bacheliers technologiques et la réussite de tous les étudiants
  • Des volumes horaires favorisant un apprentissage académique et professionnalisant tout en laissant à l’étudiant une autonomie (2 000h pour les spécialités « secondaires » et 1 800h pour les spécialités « tertiaires » auxquelles s’ajoutent 600 h de projets tutorés)
  • Une réorganisation des rythmes d’apprentissage sur l’ensemble du parcours dans la perspective d’une plus grande diversité des profils des futurs bacheliers
  • Une attractivité et une visibilité renforcées grâce à des programmes nationaux intégrant 30% d’adaptation locale afin d’offrir une plus grande adéquation avec chaque territoire
  • Une meilleure articulation du parcours avec les autres formations du cycle L (LG, LP, BTS, CPGE), à travers des passerelles
  • Une personnalisation des parcours et une hybridation des publics (formation initiale et formation tout au long de la vie)

En tout, le BUT comptera 24 spécialités, 85 parcours, 1/3 d’adaptation locale.

La CFTC-EPR reconnaît les avantages de ce nouveau diplôme et n’est pas opposée à sa création.

La CFTC-EPR voit cependant des problèmes soulevés par sa mise en place sans recrutement supplémentaire de personnels enseignants et administratifs et à budget constant.

La CFTC-EPR demande au ministère de prévoir un financement pour l’année d’études supplémentaire et le recrutement de personnels.

Agenda social et direction d’école : les délégations de compétences…

Le deuxième groupe de travail de l’agenda social sur la direction d’école portant sur les délégations de compétences s’est réuni le mercredi 23 avril.

Pour rappel, la CFTC-EPR sollicite un statut de la direction d’école dans lequel seraient définis les prérogatives, les droits et devoirs des directeurs et directrices d’école, mais aussi les moyens pour mener à bien leurs missions, dans leur intérêt mais aussi celui de l’école et de son fonctionnement.

En attendant ce jour de grâce, la CFTC-EPR tient ici à rappeler ses exigences concernant la délégation de compétences :

. Le directeur d’école doit avoir toutes les coudées franches pour mener à bien ses missions.

. Toutes les validations supplémentaires par l’IEN doivent être abrogées : validation des passages de classes, des redoublements, du projet d’école, des courriers à effectuer à la municipalité, des intervenants…

. La possibilité de choisir les orientations pédagogiques de l’école dans le cadre de la formation des équipes et notamment dans le cadre des animations pédagogiques.

. Chaque école doit disposer de matériel informatique (ou tablette) dans toutes les classes pour effectuer les tâches mineures qui lui incombent et qui prennent une place importante au quotidien, comme le relevé des absences dans les classes, l’appel des parents (qui pourrait se faire directement, suite à l’information sur la plateforme par l’enseignant de la classe…), le transfert d’information, la signature de documents…

. Le directeur d’école doit pouvoir signer tous les documents relatifs au fonctionnement de l’école : convention de stage, convention avec les partenaires, convention de mise à disposition de salles avec les municipalités…

. Le directeur d’école devrait disposer de moyens juridiques pour pouvoir imposer à la municipalité les travaux urgents à effectuer.

. Chaque directeur d’école doit disposer de formation continue sur son métier : juridiques, organisationnelles…

. De plus, pour la CFTC-EPR, il est important de séparer les compétences des IEN de celles des directrices et directeurs d’école. La CFTC-EPR demande à ce que les IEN s’occupent essentiellement de la partie pédagogie et de son application dans les établissements, les directeurs d’école disposant de l’entière responsabilité de la gestion et du fonctionnement de leur établissement. A cet effet, l’attribution d’un statut à chaque école devient urgente et indispensable.