Conclusion des Ateliers du Grenelle de l’Education

   « Comment faire percoler tout ça ? » (Marie France Moneger Guyomarc’h, Ancienne directrice de l’Inspection Générale de l’Education Nationale).

Cette question est révélatrice du moment que nous vivons, nous personnels de l’Education Nationale. Comment recréer du lien après la crise que nous venons de traverser et les problèmes structurels que connaît notre ministère depuis plusieurs décennies ?

Pour la CFTC-EPR, l’objectif est noble et ambitieux mais il est clair qu’en écoutant les conclusions de ce Grenelle, les propositions nous laissent sur notre faim.

Tout d’abord, un mot sur la forme.

Les différents intervenants pour les conclusions de ce Grenelle viennent d’horizons divers (DGESCO, CSEN, DNE, Pédopsychiatre, Ecrivain, Député…), ce qui en soit n’est pas une mauvaise chose mais il manquait cruellement de personnels de terrain qui auraient vraiment exprimer le ressenti des personnels de l’Education.

La CFTC-EPR regrette l’absence de ces personnels de terrain et cela s’en ressent dans les conclusions du Ministre.

Que retenir de ce Grenelle, qui avait ouvert certaines perspectives ?

Jean Michel Blanquer a promis une revalorisation à hauteur de 700 millions d’euros pour 2022. Parmi les 700 millions, 100 millions s’ajouteront aux augmentations prévues cette année. Une discussion va s’engager pour la répartition des 400 millions avec les partenaires syndicales.

La CFTC-EPR salue ce pas en avant même si cela n’est pas encore à la hauteur des attentes des personnels et elle participera aux discussions sur cette répartition.

200 millions seront consacrés à la revalorisation des AE, des AESH et d’autres personnels.

La CFTC-EPR approuve bien évidemment cette augmentation et continuera à se battre pour une vraie revalorisation de ces personnels. Elle encouragera aussi un vrai statut pour ces rouages importants dans le combat contre les inégalités scolaires.

Le Ministre a promis aussi un élargissement de l’accès à la Hors classe et à la classe exceptionnelle. C’est une bonne chose pour la CFTC-EPR.

Pour le reste, peu de choses nouvelles. Le Ministre rappelle sa volonté du travail en équipe dans l’Education et sa volonté d’améliorer le service public mais sans mesures phares annoncées. Il a rappelé aussi sa volonté de rendre plus attractif la fonction de directeur d’école mais sans s’engager sur un statut clair.

Finalement, la CFTC-EPR prend acte de ces quelques mesures de revalorisation mais le percolateur manque de grains pour une vraie reconnaissance de tous les personnels. Cette étape n’a pas été franchie et le combat continue pour la CTFC-EPR.




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