Les Dotations Horaires Globales des années futures : Subir ou agir ?

Depuis plusieurs années, quand les dotations horaires globales (DHG) tombent dans les établissements, le constat est le même : Le nombre de classes qui ferment est supérieur à celles qui ouvrent. Une permanence nous touche, la démographie est stable ou en baisse.

Actuellement, la vision du ministère est assez comptable : Moins d’élèves, cela signifie moins de classes. Il est temps de réagir et de porter un autre projet pour nos élèves et d’avoir une vision plus qualitative de l’enseignement. C’est la vision portée par la CFTC-EPR.

Il est toujours dommageable de perdre son poste dans un établissement, surtout quand on s’y est investi depuis plusieurs années et que « l’équipe tourne », apportant une plus value pour nos élèves. Le maintien du nombre de postes doit être acté dans un premier temps pour maintenir cette cohésion et développer d’autres politiques innovantes, concrètes réclamées à la fois par nos collègues et le ministère.

En plus de ce maintien du nombre de postes, la CFTC-EPR demande à ce que la marge d’autonomie laissée à chaque établissement soit revue à la hausse en fonction des projets et demandes présentés par les établissements. Ces deux mesures permettront de créer cette part d’autonomie nécessaire au bon fonctionnement d’un établissement pour répondre aux besoins locaux tout en restant dans un cadre national.

La CFTC-EPR souhaite cette souplesse donnée aux établissements tout en restant dans une politique éducative commune au niveau national.  

C’est le moment pour nous, Professeurs du second degré, de revendiquer ces mesures et de concrétiser ces projets toujours reportés de dédoublement de classe, de soutien ciblé, de création de projets ambitieux ou de co-intervention dans les classes, pour permettre de casser les barrières entre les disciplines et faire vivre notre enseignement.

Les cités éducatives, nouvellement créées, ne doivent pas être qu’un projet d’affichage ministériel ou un combat d’influence entre différents acteurs notamment politiques. Elles doivent être au service des élèves et de la communauté éducative. Pour cela, des enseignants volontaires et détachés plusieurs heures doivent avoir du temps pour être des relais et des porteurs de projets.

La CFTC-EPR est prête à ces changements, ne reste pas immobile devant ces évolutions mais gardera son fil rouge : La qualité de travail des enseignants !




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